Italie : le nouveau gouvernement en fonction au mieux fin mai

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Indépendamment du résultat des élections législatives d'hier et aujourd'hui, Silvio Berlusconi restera aux commandes peut-être jusqu'en juin prochain.

Les Italiens débarrassés de Silvio Berlusconi? Quelle que soit l'issue du scrutin législatif entamé hier et dont le résultat sera connu ce lundi après-midi, il faudra encore compter un certain temps avec le Cavaliere. Cela va de soi si sa coalition de droite, la Maison des Libertés, remporte les élections. Mais même en cas de défaite ou de "match nul", c'est-à-dire d'une majorité différente à la Chambre des députés et au Sénat italiens élus tous deux aujourd'hui, Silvio Berlusconi devra assurer un interrègne, peut-être jusqu'en juin prochain.

Les deux nouvelles Chambres du Parlement ne se réuniront en effet que le 28 avril et elles auront besoin d'au moins une semaine pour choisir leur président respectif et constituer les groupes parlementaires. Ensuite, le premier devoir du Parlement sera non pas d'octroyer la confiance à un nouveau président du Conseil (Silvio Berlusconi ou son adversaire de gauche Romano Prodi) mais d'élire le nouveau président de la République.

Le mandat de l'actuel chef de l'Etat italien, Carlo Azeglio Ciampi, prend fin en effet le 18 mai. L'assemblée parlementaire, réunissant les deux Chambres et des représentants des régions, devrait donc siéger au plus tard à partir du 12 mai pour trouver un successeur à Ciampi. Et cette élection du nouveau président de la République sera d'autant plus facile si une majorité nette est sortie des urnes aujourd'hui.

Dans le cas contraire, il faut s'attendre à de difficiles discussions entre les coalitions de droite et de gauche pour s'entendre sur un président satisfaisant les deux bords. Au vu du ton âpre de la campagne électorale, cela ne serait pas une sinécure. L'enjeu est d'importance car c'est le président de la République qui choisit la personnalité chargée de former le nouveau gouvernement.

Il semble même que l'actuel chef de l'Etat, Ciampi, très respectueux des institutions, préfère laisser à son successeur le choix de nommer le prochain président du Conseil. Tout retard dans l'élection du président de la République aurait donc pour effet de retarder l'entrée en fonction d'un nouveau gouvernement et prolongerait du même coup la présence de Silvio Berlusconi aux affaires.

Dans le meilleur des cas, la troisième économie de la zone euro aura donc un nouveau gouvernement fin mai, voire en juin. A peine à temps avant le Sommet européen de juin et à quelques semaines de la présentation du prochain budget italien.

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