La Russie aux portes de l'OMC

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Washington et Moscou se sont mis d'accord sur "toutes les conditions" d'une adhésion de la Russie à l'Organisation Mondiale du Commerce. L'accord, qui devrait être signé la semaine prochaine, lève le principal obstacle à l'entrée de la Russie dans l'organisation multilatérale.

Le principal obstacle à une entrée de la Russie au sein de l'OMC semble avoir été levé. Les Etats-Unis et la Russie prévoient en effet de signer un accord bilatéral la semaine prochaine sur le sujet, a annoncé la représentante américaine au Commerce (USTR). Le ministre russe du Développement économique "Guerman Gref et moi-même espérons signer l'accord à Hanoi en marge du sommet de l'Apec" la semaine prochaine, a déclaré Susan Schwab, représentante américaine au Commerce, citée dans le communiqué.

La Russie était, avec l'Arabie saoudite, la dernière économie importante encore exclue du prestigieux club. Les négociations pour l'entrée de la Russie à l'OMC étaient suspendues essentiellement à un feu vert des Etats-Unis. Tout accord bilatéral signé par l'administration du président républicain George W. Bush demeure toutefois soumis à l'approbation du Congrès qui vient de passer aux mains des démocrates. Le géant russe pourrait en outre rencontrer sur son chemin le Géorgie, membre de l'OMC. Les deux pays sont engagés depuis plusieurs semaines dans un bras de fer à l'issue incertaine.

D'un point de vue commercial, l'entrée de la Russie au sein de l'OMC "ne change pas fondamentalement la donne", estime Georges Sokoloff, conseiller au Centre de prospective et d'informations internationales (Cepii). La Russie exporte essentiellement des produits de base (hydrocarbures, matières premières et biens intermédiaires) et importe des produits finis pour un marché domestique en plein boom. La Russie estime toutefois que son accession à l'OMC lui permettrait de générer 10 milliards de dollars de revenus supplémentaire chaque année. Ses exportations de produits métalliques vers l'Union européenne sont notamment limitées par des quotas.

La Russie s'est engagée à augmenter progressivement le prix de son gaz sur le marché domestique. Les industriels américains et européens considéraient que le bas prix de l'énergie assurait à l'industrie russe un avantage comparatif inique. Les industries métallurgique et chimique sont les principales affectées par cette hausse programmée du coût de l'énergie.

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