Les menaces iraniennes font flamber le pétrole

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Le pétrole a atteint 73,55 dollars à New York après les menaces de l'ayatollah Khamenei de limiter la production de pétrole irannien. A cela s'ajoutent les tensions au Nigeria, premier producteur de pétrole en Afrique.

La crise diplomatique iranienne prend une tournure très contrariante pour les marchés pétroliers. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet montait de 72 cents à 73,05 dollars peu après l'ouverture, un plus haut depuis plus de trois semaines. Le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei a jugé hier que l'Iran ne devait pas céder sur ses "avancées scientifiques", face aux menaces et offres de "pot-de-vin".

Ces propos répondent à l'offre des Etats-Unis de lever certaines de leurs sanctions commerciales contre l'Iran dans le cadre des propositions que doit soumettre à Téhéran le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana.

Surtout, l'ayatollah a évoqué l'arme du pétrole: "Si vous faites une seule erreur au sujet de l'Iran, l'approvisionnement en énergie sera certainement en danger sérieux", a-t-il déclaré dans un discours public retransmis par la télévision. De quoi peser sur les marchés, étant donné que l'Iran fournit environ 20% du pétrole mondial. "Je pense qu'il ne faut pas trop donner d'importance à ce type de menace", a néanmoins souligné la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice sur la chaîne américaine Fox News, "car après tout l'Iran est aussi très dépendant des revenus pétroliers".

La situation au Nigeria, premier producteur de pétrole africain avec 2,6 millions de barils par jour, n'arrange rien. La semaine dernière, les rebelles ont enlevé huit employés d'une plate-forme dans le sud du pays.

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