Jacques Chirac installe le Haut conseil pour la science et la technologie

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Avec ce nouvel organe de réflexion composé de vingt sages, la France mise sur la recherche pour rester compétitive. Il s'agit là d'une "question de survie", selon le président de la République.

Conseiller les autorités pour développer la recherche en France, rendre des avis sur les futurs gros investissements dans un supercalculateur par exemple ou, en fonction de l'actualité, sur différents sujets comme les organismes génétiquement modifiés (OGM), telles sont les missions du Haut conseil pour la science et la technologie que vient d'installer aujourd'hui le président de la République Jacques Chirac. Serge Feneuille, ancien directeur général du CNRS, préside ce haut conseil composé de vingt sages. Ces derniers ont un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Ce comité se réunira tous les mois. Son champ de réflexion sera large, de la biologie aux mathématiques en passant par la médecine.

Ce Haut conseil pour la recherche et la technologie s'inscrit dans le grand chantier de la recherche et de l'innovation lancé par Jacques Chirac. Sa création était inscrite dans la loi sur la recherche qui a été votée en avril dernier.

Dans le cadre de cette loi, il est prévu un investissement de 6 milliards d'euros ces trois prochaines années dans la recherche en France et la création de 6.000 postes supplémentaires. Jacques Chirac veut poursuivre cet effort et ce, au moment où l'Europe adopte à l'unanimité son budget recherche (voir encadré). "Pour la France et pour l'Europe, investir est une question de survie. Face aux grands pays développés, face aux géants en devenir, face aux menaces environnementales ou sanitaires, face à la fin programmée des énergies fossiles, notre devenir passe par le choix de l'intelligence, de l'imagination, de l'audace", a déclaré le chef de l'Etat au cours d'un point presse tenu devant plusieurs centaines de chercheurs et en présence du Premier ministre Dominique de Villepin et des ministres de l'Education Gilles de Robien et de la Recherche François Goulard.

Premier thème de réflexion: le conseil va se pencher sur les ressources énergétiques. Un sujet crucial alors que le pétrole et le gaz se raréfient. Le comité tentera également de trouver des pistes pour inciter les jeunes à opter en plus grand nombre pour des carrières scientifiques.


Les Vingt-cinq adoptent leur budget recherche pour 2007-2013
Les Vingt-cinq ont tranché, il ne reste plus qu'à obtenir l'aval du parlement européen en deuxième lecture. Le septième programme cadre pour la recherche et le développement est doté d'un budget de 54,5 milliards d'euros de 2007 à 2013. C'est 30% de moins que ce réclamait au départ la Commission européenne, mais c'est toutefois 60% de plus que le précédent programme. C'est donc le plus important programme de recherche jamais adopté par l'Union européenne. Il faut dire que les Européens ont un retard important à rattraper. Ainsi, alors qu'en 2002 les Quinze souhaitaient consacrer 3% de leur produit intérieur brut à la recherche, on est aujourd'hui à 1,9% seulement. Et ce alors que les Américains investissent 2,6% de leur PIB et les Japonais 3,1%.

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