Horizons lointains

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Les bénéfices des grandes banques françaises battent des records. BNP Paribas comme la Société générale, deux établissements privés, tirent le mieux profit de leur internationalisation.

La bonne santé des banques françaises réjouit ceux qui se félicitent de voir se développer des "champions nationaux", susceptibles de lutter à armes égales avec leurs concurrents venus d'ailleurs. Ces profits record ne manqueront pas de relancer le débat -qui ne sera sans doute jamais définitivement tranché- sur le côté "excessif" de ces bénéfices et d'une rentabilité qui se situe au-delà des fameux 15% exigés par les marchés financiers.

Riches et solides, les grandes banques françaises, BNP Paribas et la Société générale en tête, font certes plus envie que pitié. Mais faut-il regretter l'époque, pas si lointaine, où les observateurs les jugeaient trop petites et pas assez performantes? En quelques années, elles se sont musclées, ont amélioré leur efficacité et se sont surtout tournées vers l'international. Une démarche où les deux établissements privés que sont BNP Paribas et la Générale ont plus que les groupes mutualistes donné l'exemple. Selon une étude du cabinet Xerfi, ces deux établissement génèrent près de la moitié de leur produit net bancaire hors de France, soit bien plus que certaines de leurs homologues anglo-saxonnes ou italiennes.

Cette dimension internationale est sans conteste un atout. Et il ne se résume pas seulement de diversifier les risques géographiques ou d'être capables d'accompagner les clients partout dans le monde. Cette diversification des sources de revenus, cette dimension "globale" permet aux deux grandes banques privées françaises de se comparer aux meilleurs de leurs concurrents, marché par marché, métier par métier. Ce qui est autrement plus complexe et exigeant que de rentabiliser une clientèle plus ou moins captive sur son seul marché domestique. En regardant vers des horizons plus lointains, BNP Paribas et la Société générale se donnent les moyens d'assurer leur avenir à long terme. Faut-il leur en vouloir si c'est aussi très rentable ?

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