Microsoft assure avoir répondu à la Commission européenne

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Le géant du logiciel accuse Bruxelles d'avoir ignoré ses preuves, selon lesquelles il se soumet bien aux exigences de la Commission qui l'a condamné en 2004 pour abus de position dominante.

Cacophonie dans l'affaire antitrust qui oppose Bruxelles et Microsoft. Ce dernier avait jusqu'à aujourd'hui pour se soumettre aux "remèdes" imposés en 2004 par la Commission, qui l'avait condamné pour abus de position dominante. Contredisant les allégations de Bruxelles, le géant américain a assuré au contraire dans une lettre de 75 pages qu'il avait répondu à ses critiques de manière appropriée. "La Commission a ignoré des preuves cruciales dans sa hâte à attaquer le respect des exigences, selon une réponse formelle déposée par Microsoft aujourd'hui", explique le numéro un mondial des logiciels dans un communiqué.

Parmi les diverses mesures imposées par Bruxelles visant à rétablir la concurrence, Microsoft devait ouvrir le code source de Windows aux autres éditeurs de logiciels, afin que ces derniers puissent plus facilement développer des solutions alternatives aux logiciels de Microsoft mais compatibles avec son système d'exploitation. Refusant au départ de se conformer à cette demande, Microsoft a fini par faire le mois dernier une annonce tonitruante en la matière. Et ce afin d'éviter l'amende de 2 millions d'euros par jour dont Bruxelles a fini par le menacer en décembre dernier. Mais cette dernière réponse de l'éditeur de logiciels n'a pas totalement satisfait la Commission. Microsoft avait ainsi jusqu'au 15 février pour répondre à nouveau. Ce qu'il fait aujourd'hui, en maintenant sa position. Reste maintenant à savoir si Bruxelles persistera dans sa volonté d'imposer une amende au géant américain.

Depuis la décision de la Commission européenne, Microsoft a notamment payé une amende de 497 millions de dollars et a mis sur le marché une version de Windows dénuée du logiciel audio-vidéo Windows Media Player, tout en rejetant de manière globale la condamnation de Bruxelles. C'est pourquoi l'éditeur de logiciels a dans le même temps fait appel de cette décision devant la Cour européenne de justice. Si Microsoft s'est farouchement opposé à certains "remèdes" imposés par Bruxelles, c'est, selon ses détracteurs, que le groupe a voulu gagner le plus de temps possible en attendant le résultat de l'appel, qui devrait être rendu en avril.

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