Libération placé en procédure de sauvegarde pour six mois

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Le Tribunal de Commerce de Paris a tranché: le quotidien Libération obtient un sursis de six mois pour poursuivre son activité et trouver de l'argent frais.

Comme Eurotunnel début août, Libération a été placé aujourd'hui en procédure de sauvegarde par le Tribunal de Commerce de Paris pour une période de six mois. C'est ce qu'a indiqué à l'AFP Christine Maussion, gérante de la Société civile des personnels de Libération (SCPL). Christine Maussion a par ailleurs précisé que cette démarche auprès du Tribunal avait reçu l'aval du conseil d'administration du journal.

Le quotidien qui se vend à 134.593 exemplaires obtient donc un sursis alors que sa situation financière est délicate. La procédure de sauvegarde permet aux entreprises, d'éviter la cessation de paiement et le dépôt de bilan et de geler les créances et le paiement des intérêts de la dette. C'est donc un ballon d'oxygène en période difficile. Libération aura donc plus de souplesse pour élaborer un nouveau plan de recapitalisation tout en poursuivant son activité. Et dans trois mois, le Tribunal de Commerce de Paris doit réexaminer la situation du journal pour faire un premier point sur son plan de relance.

L'actionnaire de référence de Libération, Edouard de Rothschild a injecté plus de 20 millions d'euros depuis son entrée au capital en avril 2005. Il détient près de 39% du quotidien. Mais cela n'a pas été suffisant. La perte d'exploitation était de 5,6 millions d'euros au premier semestre et elle devrait atteindre 13 millions d'euros sur l'ensemble de l'année. Libération a moins de recettes que de dépenses. Ses recettes sont d'environ 30 millions d'euros alors que ses coûts s'élèvent à 45 millions et la trésorerie est exsangue. Aujourd'hui donc, une nouvelle recapitalisation est vitale pour assurer l'avenir du quotidien, mais la situation est délicate. Edouard de Rothschild n'est pas enclin à remettre à nouveau de l'argent au pot. Il recherche donc de nouveaux investisseurs. Par ailleurs, Libération étudie un nouveau projet éditorial. Un conseil d'administration doit se réunir le 18 octobre prochain pour étudier les propositions qui lui seront soumises.

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