Le sidérurgiste brésilien CSN lance une contre-offre sur Corus

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En proposant 20 pence de plus par action du groupe anglo-néerlandais, CSN tente d'empêcher la fusion annoncée entre ce dernier et l'indien Tata Steel.

Le sidérurgiste brésilien Companhia Siderurgica Nacional (CSN) a annoncé vendredi le lancement d'une contre-offre sur le groupe anglo néerlandais Corus, qui est en cours de fusion avec l'indien Tata Steel. CSN, qui offre 20 pence de plus par action Corus que Tata, faisait partie dès le début des sidérurgistes dont une contre-offensive était envisagée.

La bataille pour la restructuration internationale de la sidérurgie ne cesse de prendre de l'ampleur. Après les mois d'affrontements très durs qui ont marqué la prise de contrôle de l'européen Arcelor par Mittal Steel, le rapprochement engagé entre Tata Steel et Corus suscite aujourd'hui une contre-attaque.

CSN a en effet annoncé qu'il va proposer 475 pence par action de Corus, contre 455 pence offerts par Tata. Une offre qui valorise Corus à quelque 4,26 milliards de livres (6,3 milliards d'euros). Cette initiative vise à contrecarrer l'OPA amicale lancée par le sidérurgiste indien Tata Steel et acceptée le 20 octobre par Corus.

Une telle contre-OPA était prévisible dès le début. Les grandes manoeuvres battent actuellement leur plein dans un secteur encore très émietté au niveau international. Dans un contexte où tout le monde cherche à s'allier à tout le monde, Corus constitue une proie particulièrement intéressante. Le groupe anglo-néerlandais est confronté à un problème de coûts de production excessifs. Il voulait donc expressément s'allier à un producteur issu de pays en développement, afin, selon les propres termes du patron français du groupe, Philippe Varin, dans une interview à La Tribune en mars dernier, de pouvoir "accéder aux plates-formes de production à bas coût et aux marchés en forte croissance que constituent les pays émergents".

Dès lors, les marchés s'interrogeaient ces dernières semaines sur d'éventuelles contre-offres de groupes comme les russes Evraz, NLMK et Severstal (ce dernier ayant été candidat malheureux à la reprise d'Arcelor) et les brésiliens Gerdau et CSN. C'est donc ce dernier qui est passé à l'action aujourd'hui.

Pour les marchés, la bataille pourrait bien ne pas s'arrêter là. L'action Corus a gagné près 5% vendredi à la Bourse de Londres, à 495,50 pence, nettement au-dessus du prix proposé par CSN.

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