STMicroelectronics déçoit les marchés financiers
La Tribune
La Tribune
Le titre STMicroelectronics clôture en baisse de 3,08% à 11,63 euros à la Bourse de Paris. Les investisseurs ont sanctionné le fabricant franco-italien de semi-conducteurs qui a revu à la baisse sa prévision de croissance. Il table désormais sur une évolution de son chiffre d'affaires comprise entre -1 et +5% au troisième trimestre, contre une fourchette de prévision de +2 à +8% auparavant. Cette annonce a poussé les analystes d'Oddo Securities à abaisser leur recommandation sur le titre à "alléger" contre "accumuler" auparavant. Les investisseurs ne retiennent donc pas la bonne performance réalisée au deuxième trimestre 2006 par le groupe.
Hier soir, le numéro un européen du secteur a en effet annoncé un résultat qui se situe dans les clous des prévisions des analystes financiers. STMicroelectronics a multiplié par 6,5 son bénéfice net au deuxième trimestre. Ce dernier a atteint 168 millions de dollars (133,66 millions d'euros) contre 26 millions dollars un an auparavant.
Le résultat d'exploitation sur le deuxième trimestre 2006 est lui multiplié par quatorze, à 169 millions de dollars. Tandis que le chiffre d'affaires est en croissance de 5,6% à 2,49 milliards de dollars .
Sur l'ensemble du semestre, STMicroelectronics revient dans le vert, avec un bénéfice net de 299 millions de dollars, contre une perte de 5 millions de dollars au premier semestre 2005.
Ainsi, même s'il déçoit le marché aujourd'hui, STMicroelectronics retrouve toutefois de la vigueur, alors que l'an dernier à la même époque ses résultats étaient affectés par des charges de restructuration. Pour revenir en force, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a réduit les coûts, arrêté des lignes de fabrications, élargi sa base de clients et renforcé son offre de produits.
Aujourd'hui, se félicite Carlo Bozotti, le PDG, "les cinq activités pour les secteurs automobile, électronique grand public, informatique, télécommunications et pour des applications industrielles ont vu leur chiffre d'affaires augmenter". Les deux derniers secteurs (télécommunication et applications industrielles étant les plus dynamiques).
La Tribune
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États
Solaire résidentiel : la filière dénonce un « dogme fiscal » qui freine les batteries