BNP Paribas récolte les fruits de sa présence à l'international

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La première banque française a publié un nouveau bénéfice net record à 5,85 milliards d'euros en 2005. Si tous les pôles affichent une forte croissance, la banque de détail à l'international se distingue grâce aux Etats-Unis et à Cetelem. Cette tendance se poursuivra grâce à l'acquisition récente de Banca Nazionale del Lavoro en Italie.

Dans le sillage de l'acquisition de la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL), BNP Paribas met l'accent sur la banque de détail à l'international. La première banque française a publié ce matin un bénéfice net record pour 2005 à 5,85 milliards d'euros, en hausse de 25,1% par rapport aux 4,67 milliards d'euros de l'exercice 2004. Le produit net bancaire (PNB), assimilable au chiffre d'affaires pour les banques, s'est inscrit en progression de 14,1% à 21,85 milliards d'euros (BNP Paribas Capital compris). Ces résultats sont légèrement supérieurs aux attentes des analystes.

Certes, tous les pôles ont tiré la croissance de la banque dirigée par Baudouin Prot, mais la banque de détail est toujours la première source de revenus. Cette branche a généré un PNB de 11,25 milliards d'euros (+12,6%), soit plus de la moitié du PNB total du groupe. Mais c'est à l'étranger qu'elle est la plus performante. Le résultat d'exploitation de la banque de détail à l'international s'affiche à 2,18 milliards d'euros. Il progresse de 27% et représente plus de 25% de celui du groupe.

Forte progression aux Etats-Unis

La banque de détail est toutefois beaucoup plus dynamique à l'international. Comprenant les services financiers avec notamment Cetelem (crédit à la consommation) et UCB (crédit immobilier), ce pôle enregistre une progression de 19,3% de son PNB à 5,98 milliards d'euros. La banque de détail aux Etats-Unis, avec BancWest, voit ses revenus augmenter de 21,4%. L'implantation de BNP Paribas va s'accroître puisque la banque va acquérir aux Etats-Unis Commercial Federal Bank pour 1,33 milliard d'euros (voir ci-contre).

Les autres pays où BNP Paribas est présent promettent également de bonnes performances de croissance. Elle émanera de Turquie où le PNB du groupe a déjà augmenté de 29,2% à 766 millions d'euros en 2005. Mais la banque peut aussi compter sur sa récente acquisition en Ukraine avec Ukrsibbank (voir ci-contre) ou encore en Russie. La présence de Cetelem dans de nombreux pays européens y favorise l'implantation de BNP Paribas. Celle de Cofinoga, filiale commune avec les Galeries Lafayette, permettra également une meilleure pénétration des marchés européens.

La politique de développement affichée par BNP Paribas confirme sa stratégie de diversification à l'international dans la banque de détail. Son acquisition récente de BNL en Italie pour 9 milliards d'euros lui permettra de s'assurer des revenus récurrents dans la banque de détail dans les prochaines années (voir ci-contre).

La banque d'affaires toujours puissante

L'objectif de BNP Paribas est de diversifier ses sources de revenus et de réduire la contribution de la banque de financement et d'investissement (BFI) dans le résultat global. Cette branche est trop corrélée à la santé des marchés financiers. Toutefois, le crû 2005 dans ce pôle est encore une fois très bon.

La BFI a enregistré une progression de 35,3% de son résultat d'exploitation avant impôts à 2,89 milliards d'euros. Ses revenus ont également suivi une croissance forte avec 16,3% de hausse pour 6,42 milliards d'euros. La gestion d'actifs, pôle de plus en plus important chez BNP Paribas, a elle aussi généré une croissance de 16,7% de ses revenus à 3,55 milliards d'euros. Son résultat d'exploitation a progressé de 19,5% à 1,26 milliard d'euros. Ces deux divisions ont nettement profité de la très bonne tenue des marchés boursiers en 2005, en France et dans l'Europe toute entière.

Fort de ces résultats, BNP Paribas poursuit sa politique généreuse de distribution des dividendes à ses actionnaires. Pour 2005, il s'élèvera à 2,60 euros par action, en progression de 30% par rapport à celui de 2004.

A la Bourse de Paris, le marché manifeste malgré tout une certaine déception. Le résultat brut d'exploitation au quatrième trimestre a déçu puisqu'il s'est établi à 1,95 milliard d'euros contre 2,08 milliards d'euros attendus. Du coup, le titre a clôturé en baisse de 2,50%, à 74,20 euros à la Bourse de Paris.

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