Philips solde son aventure dans les mobiles en cédant le reste de ses activités au chinois CEC

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Après Siemens qui a vendu ses activités au taiwanais BenQ et Alcatel qui a fait de même avec le chinois TCL, le néerlandais Philips solde à son tour son aventure dans les téléphones mobiles. Il cède Mobile Phones au chinois CEC.

Le cimetière des éléphants pour la téléphonie mobile occidentale est en Asie. Le géant néerlandais de l'électronique Philips a ainsi annoncé aujourd'hui qu'il transférait le solde de ses activités dans les mobiles au chinois CEC, China Electronics Corporation. Cela représente un chiffre d'affaires de quelque 400 millions d'euros et 240 salariés.

CEC est tout sauf un inconnu pour Philips puisque le groupe chinois était déjà son fournisseur de téléphones portables. Il va désormais pouvoir bénéficier de la marque Philips sur les matériels qu'il produit et cela pour une durée de cinq ans en vertu de l'accord de licence accompagnant l'engagement de cession.

Ce retrait avait été amorcé dès la fin des années 90 par Philips après l'échec et les pertes de la co-entreprise créée dans ce secteur avec l'américain Lucent (qui convole aujourd'hui en justes noces avec le français Alcatel). Le groupe néerlandais était pourtant entré dans la production de téléphones mobiles quelques années auparavant avec l'ambition d'en devenir l'un des trois premiers mondiaux.

Philips est loin d'être un cas isolé. Alcatel a fait de même en cédant ses téléphones mobiles au chinois TCL. Et l'allemand Siemens a suivi exactement le même chemin avec le taiwanais BenQ. Ce dernier vient d'ailleurs d'annoncer l'intention de cesser les activités de fabrication en Allemagne issues de Siemens et qui emploient 3.000 personnes, soulevant un tollé outre-Rhin et déclenchant une polémique sur le coût financier à acquitter pour une telle opération. Comme quoi la route du cimetière des éléphants du mobile occidental vers l'Asie est parfois semée d'embûches.

Mais cette fin n'est pas inéluctable. Pendant ce temps en effet, le finlandais Nokia, l'américain Motorola voire le tandem nippo-suédois Sony Ericsson résistent aux assauts des coréens Samsung et LG Electronics dans la téléphonie mobile.

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