EADS a démenti vouloir ouvrir le capital d'Airbus à d'autres actionnaires

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Un porte-parole du groupe européen d'aéronautique et d'armement a qualifié de "pure spéculation" l'hypothèse de l'entrée prochaine dans le capital d'Airbus de nouveaux actionnaires. Les Echos citaient les fonds d'investissement de Dubaï et du Qatar comme possibles arrivants.

EADS a dément jeudi vouloir ouvrir le capital de sa grande filiale Airbus à d'autres actionnaires. "C'est de la pure spéculation" avait indiqué à l'AFP (Agence France Presse) l'un des porte-parole du groupe européen d'aéronautique et de défense. Il commentait les informations en ce sens publiées ce matin par le quotidien Les Echos.

D'après le journal, les dirigeants d'EADS seraient favorables à l'arrivée de fonds d'investissement originaires de Dubaï et du Qatar, qui reprendraient une partie des 20% du capital du constructeur d'avions Airbus rachetés en septembre par le groupe européen au britannique BAE Systems. D'autres investisseurs, russes, chinois et même américains pourraient les rejoindre.

Malgré ce démenti d'EADS, la rumeur d'une telle hypothèse était évoquée avec insistance ces derniers jours. Une augmentation de capital, au niveau d'EADS ou d'Airbus, est d'ailleurs avancée depuis plusieurs semaines alors que s'accumulent les coûteux retards sur les programmes du très-gros-porteur A380, de l'A350 XWB (toujours pas lancé et censé riposter au succès du futur Boeing B787) et de l'avion de transport militaire A400M. D'autant que le lancement de l'A350 pourrait même coûter 8 à 12 milliards de dollars, soit beaucoup plus que les quatre milliards envisagés initialement.

Une éventuelle augmentation de capital d'EADS pose le problème de l'équilibre de l'actionnariat. Car les deux grands actionnaires privés du groupe européen d'aéronautique et d'armement, le français Lagardère et l'allemand Daimler-Chrysler, sont en train d'alléger leur part dans le capital. Le premier en passant de 15 % à 7,5 % (alors que son partenaire, l'État français, garde, lui, ses 15 %), le second en descendant de 30 % à 22,5 %, espérant même trouver un repreneur - allemand, réclame Berlin - pour 7,5 % supplémentaires. L'autre problème d'EADS, c'est que le groupe a vu récemment s'inviter dans le capital un hôte surprise, la banque publique russe Vnechtorgbank (VTB), qui en détient un peu plus de 5 %. Un invité avec lequel il va falloir composer.

Dans l'entourage du groupe Lagardère, on n'avait pas commenté ces informations mais on soulignait qu'EADS et Airbus doivent effectivement répondre dans les mois qui viennent à d'importantes échéances financières. Des apports capitalistiques extérieurs ne seraient dès lors pas à négliger.

Le fonds Dubai International Capital (DIC), organe en charge des investissements publics de l'Emirat à l'étranger, avait récemment démenti les propos d'un de ses dirigeants qui indiquait vouloir acquérir une participation dans EADS en sortant du capital de Daimler-Chrysler. Mais le DIC ne s'était pas exprimé sur Airbus. Quant à son homologue du Qatar, la Qatar Investment Authority, elle vient de prendre 6,09 % du capital du groupe Lagardère comme La Tribune l'a révélé le 12 octobre dernier. Une place de choix pour entrer éventuellement chez EADS ou Airbus.

TAM a confirmé une commande de 37 Airbus
La compagnie aérienne brésilienne TAM a confirmé auprès d'Airbus une commande portant sur 37 appareils, d'un prix catalogue d'environ 3 milliards de dollars. Cette commande ferme, qui avait fait l'objet d'un protocole d'accord en juin dernier, inclut 31 moyen-courriers de famille A320 (douze A319, seize A320, trois A321) et six long-courriers A330. TAM, principal utilisateur Airbus en Amérique Latine, exploite actuellement une flotte de 72 Airbus.

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