Le patron de Renault toujours tenté par une alliance américaine

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Malgré l'échec de ses discussions avec General Motors, Carlos Ghosn qui dirige Renault et Nissan s'est dit toujours intéressé par un partenariat aux Etats-Unis. A condition de pouvoir quantifier les synergies potentielles. Certains estiment que des discussions avec Ford auraient du sens.

Le président de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, a réaffirmé jeudi qu'une extension de l'union entre les deux constructeurs automobiles français et japonais à un partenaire américain avait un sens. "Elargir l'alliance pour inclure un partenaire américain présente un sens en termes de complémentarités géographiques", a-t-il déclaré au cours d'un discours à Detroit, la capitale de l'automobile américaine, berceau de General Motors (GM), Ford et Chrysler.

Il a cependant précisé qu'il n'était pas particulièrement pressé de trouver un partenaire, et qu'il ne s'engagerait jamais dans une démarche hostile. "Si une opportunité se présentait de développer un partenariat sain, gagnant-gagnant, avec des synergies potentielles pouvant être quantifiées, alors nous pourrions étudier les prochaines étapes" a expliqué Carlos Ghosn.

Ces propos interviennent quelques semaines après l'annonce de l'échec des discussions en vue d'une alliance entre Renault - Nissan et General Motors. Lancées à l'initiative d'un des grands actionnaires de GM, le milliardaire investisseur Kirk Kerkorian, ces négociations avaient achoppé, faute de consensus entre les deux groupes sur les synergies à attendre d'une telle alliance. La direction de General Motors paraissait particulièrement peu enthousiaste à l'idée de ce projet qu'avair défendu à l'inverse Carlos Ghosn. Furieux de cet échec, Kirk Kerkorian avait demandé à son représentant au conseil d'administration de GM, Jeremy York, de claquer la porte.

Mais même quand duraient encore les discussions entre Renault et GM, la plupart des observateurs s'accordaient à dire que ce n'était pas forcément le bon partenariat transatlantique pour le constructeur automobile français et qu'une coopération avec Ford ferait plus de sens. Ce dernier avait même courtisé Carlos Ghosn pour le faire venir afin qu'il redresse le numéro deux de l'automobile américaine. Faute d'y être parvenu, Ford a alors embauché le patron des avions civils de Boeing, Alan Mulally pour diriger la firme en remplacement de Bill Ford qui se contente désormais du poste de président du conseil d'administration.

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