Follement marteau

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Depuis deux ans, à l'automne, les commissaires priseurs de l'Hexagone ouvrent leurs salles des ventes pour promouvoir les enchères. On y vend de tout: un dessin d'Hergé, un pan de la tour Eiffel, un miroir sorcière, un St Estèphe 1971. Et en chinant bien, peut être un raton laveur-

Ce week-end, dans plusieurs centaines de salles des ventes de l'Hexagone, sous l'intitulé "Follement marteau", les commissaires priseurs ouvrent leurs portes et organisent expositions et ventes. Il s'agit de promouvoir le monde des enchères, encore peu connu de la plupart des Français. Pourtant, la France compte 548 commissaires priseurs habilités et 374 sociétés de ventes agréées, réalisant plus de 2 milliards d'euros de ventes annuelles.

C'est pourquoi, outre des vacations, le plus souvent abordables, seront présentées des conférences, des visites guidées, des présentations, des estimations, afin de mieux familiariser le public avec cette activité essentielle du marché de l'art. Cette manifestation désormais bien établie se déroule à l'approche des fêtes de fin d'année: c'est peut être là une occasion originale de remplir la hotte du Père Noël...

Ainsi, à Paris, Drouot propose une quinzaine de vacations diverses, où l'on trouve pêle-mêle des assiettes anciennes, du design, des photos d'artistes, du mobilier d'époque, un tronçon d'escalier de la Tour Eiffel de 4,5 mètres de haut, un dessin original d'Hergé pour "Le crabe aux pinces d'or", un miroir sorcière signé Line Vautrin ou une statuette en terre Nok du Nigeria. A Nancy, capitale tricolore de l'Art nouveau, sera mise en valeur la verrerie Daum et Muller avec une utile explication sur le pullulement de faux. A Marseille, ce seront 200 marteaux en mousse expansée conçus par le designer J.F. Roux qui seront mis à l'encan. A Morlaix on enchérira sur un des nombreux volumes de la Série noire. A Dijon seront adjugés des objets artistiques mexicains. A Toulouse, c'est une collection de poste de radios d'avant guerre qui sera vendue aux collectionneurs. A Joigny, seront proposés à la vente des costumes de théâtre. A Nantes, on pourra acquérir des plaques publicitaires émaillées. A Clermont Ferrand, on dispersera le contenu de la maison d'un musicien de jazz...

De quoi s'offrir un objet de 77 à 77.777 euros. Et plus avec les 20% d'inévitables frais.

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