L'assurance vie a tiré le secteur en 2006

Le placement préféré des Français a porté le chiffre d'affaires de l'assurance à 198,4 milliards d'euros dans l'Hexagone, en 2006, soit une hausse de 12,8%. Une conséquence de l'amendement Fourgous.

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Encore mieux qu'en 2005. Le chiffre d'affaires du secteur de l'assurance a grimpé de 12,8% en France l'an dernier, à 198,4 milliards d'euros, après une hausse de 11% en 2005, selon la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances). C'est l'assurance des personnes, bien plus que l'assurance des biens, qui a contribué à cette progression de l'activité.

Les cotisations (ou le chiffre d'affaires) en assurances des personnes ont crû de 16,1% en 2006, à 155,6 milliards d'euros, soit 78% du chiffre d'affaires total du secteur de l'assurance. L'assurance vie, plus encore que les assurances santé et accidents, explique cette performance: les cotisations en assurance vie ont augmenté de 17%, notamment grâce à des transferts Fourgous comptabilisés en cotisations nouvelles par certaines sociétés.

L'amendement du député UMP Jean-Michel Fourgous, inclus dans la loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie, a donc commencé à porter ses fruits. Cet amendement permet de transférer les contrats d'assurance-vie monosupport en euros à capital garanti vers des contrats multisupports avec des fonds en actions. Le tout en gardant l'antériorité fiscale du contrat initial. Résultat, l'encours des contrats d'assurance vie, le placement préféré des Français, a grimpé de 11% l'an dernier, à 1.062 milliards d'euros.

En revanche, le chiffre d'affaires en assurances de biens (automobile, habitation...) a augmenté de 2,2% seulement en 2006, à 42,8 milliards d'euros, après une croissance de 2,5% l'année précédente. Ce ralentissement tient en partie à la concurrence tarifaire qui fait rage parmi les assureurs, en particulier dans le domaine de l'automobile.

Par ailleurs, les groupes d'assurance ont "d'ores et déjà" dépassé leur engagement, pris en septembre 2004, d'investir six milliards d'euros supplémentaires dans des petites et moyennes entreprises françaises non cotées, d'ici à la fin 2007, souligne la FFSA. Au 30 septembre, le montant investi s'élevait à 17,6 milliards d'euros.

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