La dette publique espagnole sous la barre des 40% du PIB en 2006

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Alors que l'Espagne se débat dans un climat politique chargé, le gouvernement a annoncé une réduction de la dette publique espagnole sous la barre des 40% du PIB en 2006, à son plus bas niveau depuis 20 ans.

Le ministère espagnol de l'Economie a annoncé ce mercredi que la dette publique espagnole était passée sous la barre des 40% du Produit intérieur brut (PIB) en 2006, pour la première fois depuis vingt ans. Une bonne nouvelle qui intervient dans un climat politique alourdi par les tensions entre le gouvernement espagnol et le gendarme boursier CNMV - dont le patron a démissionné - sur le dossier Endesa.

"Le solde de la dette est tombé à 39,8% du PIB, soit une réduction de plus de trois points par rapport à l'année précédente et le plus bas niveau depuis 20 ans", selon le communiqué du ministère. Le montant de la dette s'est ainsi réduit de 7 milliards d'euros.

Un chiffre qui vient conforter la politique économique du chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero. Lundi, le dirigeant socialiste avait déjà présenté un bilan économique favorable, soulignant que l'Espagne allait "bien". Pour ce dernier, la réduction de la dette publique espagnole est due à "l'application d'une politique fiscale rigoureuse, prudente et disciplinée qui a permis d'obtenir des résultats remarquables l'année dernière, avec un excédent budgétaire record des administrations publiques, à 1,8% du PIB".

L'Espagne traverse actuellement un "cercle vertueux", selon le chef du gouvernement espagnol qui prévoit pour 2007 une croissance supérieure à 3,5%, après 3,8% en 2006. Le pays fait figure de bon élève en matière d'endettement aux côtés de pays comme l'Irlande ou le Luxembourg pour respecter le pacte européeen de stabilité et de croissance, qui établit un taux maximum de la dette publique de 60% de PIB. Pour autant, le pays a aussi plusieurs faiblesses: un important déficit du commerce extérieur, une inflation plus importante que celle de ses voisins européens, et une perte de compétitivité.

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