Dix candidats sur douze ont déjà voté

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A l'exception d'Olivier Besancenot et de Dominique Voynet, les candidats à l'élection présidentielle ont voté ce matin dans leur fief. Les candidats sont ensuite repartis en famille pour le déjeuner avant de rejoindre dans l'après- midi leur quartier général de campagne.

C'est Gérard Schivardi qui a voté le plus tôt ce matin. Quelques minutes après l'ouverture des bureaux, le candidat à l'élection soutenu par le Parti des Travailleurs (PT, extrême-gauche) a voté peu après 8 heures dans le village audois de Mailhac, dont il est le maire. L'artisan maçon de 56 ans a été le troisième des 329 inscrits de cette petite commune du Minervois à déposer son bulletin dans l'urne: juste avant lui, avaient voté sa soeur Marie-Jeanne et son épouse Francine.

C'est un peu plus tard en fin de matinée que les autres candidats ont voté: Philippe de Villiers est venu à l'école primaire Ardelay aux Herbiers (Vendée) à 10 heures avant de se rendre "à la messe". De son côté, Frédéric Nihous, candidat de Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT) à la présidentielle, a voté à Baudreix, près de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Frédéric Nihous étaint accompagné de sa femme Séverine et de ses deux fils Hugo, 15 ans, et Axel, 11 ans. Ce dernier a suivi son père dans l'isoloir, le candidat ayant déclaré qu'il lui montrerait ainsi "comment ça se passe". Peu après 11 heures, c'était au tour de Arlette Laguiller, candidate de Lutte Ouvrière, à se rendre au centre sportif Floréal, bureau de vote n°6 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), accompagnée de ses proches. A la sortie du bureau de vote, elle s'est dite "angoissée et inquiète", comme à "chaque élection présidentielle".

José Bové, le candidat altermondialiste à la présidentielle, a voté dans le hameau de Pierrefiche-du-Larzac (Aveyron), qualifiant ce moment "d'important, d'un peu solennel, après un mois de campagne". Vingt septième électeur à voter dans ce hameau, qui compte 97 électeurs et est rattaché à la commune de La-Roque-Sainte-Marguerite, a pris une bonne minute pour glisser son enveloppe dans l'urne, sous le crépitement des flashes et le sourire amusé des villageois présents. Après avoir voté, le militant altermondialiste a quitté le village pour prendre le train en direction de Paris, où il suivra la soirée électorale, sans manquer, a-t-il précisé, "de faire la fête".

Puis sur le coup 11 heures, Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, est allé voter dimanche à l'école Edith Gorce-Franklin de Neuilly-sur-Seine, sur l'île de la Jatte, accompagné de son épouse Cécilia et des filles de cette dernière, Jeanne-Marie et Judith. "J'attends tranquillement, ce qui est très important, c'est que les Français soient nombreux à voter et que ce soit un grand moment pour la démocratie française", a déclaré le candidat.

Marie-George Buffet, candidate du Parti communiste, est arrivée peu après 11h15 au bureau de vote de l'hôtel de ville du Blanc-Mesni (Seine Saint Denis). Elle a pris les quatre premiers bulletins de vote qui se présentaient à elle (ceux de Philippe de Villiers, Olivier Besancenot, Ségolène Royal et elle-même) avant de se rendre dans un isoloir.

Enfin c'est juste avant le déjeuner que Jean-Marie Le Pen, le candidat FN à la présidentielle a voté, à son bureau de vote habituel de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), déclarant attendre le déroulement de la journée "avec le calme des vieilles troupes". Le candidat FN a fait la queue pour mettre son bulletin dans l'urne, prenant la pose de bonne grâce pour les très nombreux photographes installés sur une estrade spécialement installée, au fond du bureau de vote.

C'est à la même heure que Ségolène Royal et François Bayrou ont allé effectué leur devoir de citoyen: la candidate socialiste Ségolène Royal a voté vers 12h30 dans son fief électoral de Melle, dans le département des Deux-Sèvres, au sein d'une cohue médiatique. Environ 400 personnes l'attendaient près d'une salle municipale de cette petite ville rurale de la région Poitou-Charentes qu'elle dirige, pour scander "Ségolène, présidente !". "Ce sont les Français qui vont décider aujourd'hui. J'attends sereinement et calmement la fin de la journée. J'ai bien voté mais je veux n'influencer personne", a-t-elle déclaré aux journalistes. "L'élection présidentielle c'est un choix majeur qui engage le pays pour les années qui viennent. Les Français connaissent l'importance de ce vote, la gravité de ce vote et je partage avec eux le sentiment de vivre en effet une journée très importante", a ajouté Ségolène Royal. A la sortie du bureau de vote, la candidate du PS, souriante, en robe blanche et avec un brin de muguet à la boutonnière de sa veste grise, a parcouru longuement les rues de la localité pour saluer les habitants et s'est arrêtée dans un café.

De son côté, François Bayrou, le candidat UDF a voté au bureau de vote numéro 53 du groupe scolaire des Lauriers à Pau. Accompagné de son épouse Elisabeth, François Bayrou, qui était allé à la messe avant de voter, a fait la queue pendant près d'une heure avant de pouvoir mettre son bulletin dans l'urne. "Les Français sont très intéressés par ce qui passe, c'est un choix très profond", a déclaré le candidat de l'UDF, entouré de nombreux journalistes et photographes. En arrivant dans la cour de l'école, François Bayrou a découvert, fouillant toutes ses poches, qu'il avait oublié sa carte d'électeur dans sa voiture. Son assistant parlementaire, Alain Cendres, a été la lui récupérer.

Enfin, le président de la République Jacques Chirac et son épouse Bernadette ont voté dimanche en fin de matinée à Sarran, village de haute Corrèze où le couple possède une résidence familiale, le château de Bity. Le couple présidentiel est arrivé vers 11H40, sous les vivats de plus de 120 personnes qui les attendaient, pour certaines depuis plusieurs heures. Après avoir embrassé, serré des mains, posé pour des photographes amateurs, Jacques Chirac est entré dans la petite salle municipale où l'attendaient d'autres effusions, avec des enfants qu'il a pris dans ses bras. Jacques et Bernadette Chirac ont voté à 11H50 et sont retournés auprès de leurs admirateurs, donnant des autographes et posant pour la photo. "Pour la première fois depuis que je suis élu, il n'y a pas de bulletin Chirac", notait Michel Poincheval, maire de la petite commune de 297 habitants depuis 1989. Il avouait même avec malice ne pas être "si sûr de ne pas en trouver dans l'urne à l'heure du dépouillement".

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