Ségolène Royal propose le "chèque syndical" pour enrayer le déclin des syndicats

 |   |  290  mots
La candidate PS à l'élection présidentielle veut instaurer le chèque syndical permettant à chaque salarié d'adhérer à une organisation de son choix, moyennant un financement public. Ce serait un moyen de rénover le financement public des syndicats.

Si le dialogue social est mal en point en France, c'est en partie à cause de la faiblesse des organisations syndicales. Renforcer celles-ci permettrait de raviver la démocratie sociale. Forte de cette analyse, la candidate du parti socialiste à l'élection présidentielle propose l'instauration d'un chèque syndical destiné à inciter les salariés à adhérer à une organisation de leur choix.

"Je veux promouvoir un syndicalisme de masse, a déclaré lundi soir Ségolène Royal devant 9.000 personnes rassemblées au Zénith à Nantes. Je veux sortir de la France du Moyen-âge social dans laquelle elle se traîne", expliquant souhaiter "un juste équilibre entre employeur et employé (...) dans le cadre d'un dialogue social fructueux et compris par les pouvoirs publics".

Afin d'enrayer la chute des adhésions syndicales, la candidate entend instaurer "un crédit d'impôt pour les cotisations syndicales", selon son pacte présidentiel. L'Etat financerait donc tout ou partie des cotisations syndicales y compris pour les salariés non imposables, alors que seuls ceux qui payent l'impôt sur le revenu peuvent récuperer 66% de leur cotisation annuelle aujourd'hui.

"Promouvoir un syndicalisme de masse par un financement public transparent", tel est l'objectif de la candidate. Parallèlement, la représentativité des organisations syndicales "sera fondée sur l'élection et le principe majoritaire mis en oeuvre pour les accords électoraux", avait affirmé Ségolène Royal à Villepinte le 11 février.

Selon le député socialiste Gaétan Gorce, "il n'est pas sûr qu'il faille que l'Etat prenne en charge à 100% la cotisation syndicale des salariés. Cela reste à discuter". En outre, "l'instauration du chèque syndical serait l'occasion de mettre à plat le financement public des syndicats. Cette initiative constitue un élément de la discussion".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :