L'affaire "Arrêt sur images" prend de l'ampleur

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La pétition pour le maintien de l'émission suscite des dizaines de milliers de signatures de soutien. Son responsable, Daniel Schneidermann, se bat face à la direction de France Télévisions.

"Arrêt sur images" n'a jamais si bien porté son nom et justifié sa vocation : décrypter la télévision. Cette émission difusée par France 5 est en effet promise à l'écran noir. La direction de la chaîne du groupe France Télévisions a prévu d'y mettre fin.

Ce n'est du goût de nombreux téléspectateurs qui apprécient son impertinence. Du coup, la pétition de soutien pour le maintien de l'émission dépasse les 100.000 signatures, une dizaine de jours après sa mise en ligne sur internet. (http://arret-sur-images.heraut.eu/index).

La polémique concerne aussi son présentateur et responsable Daniel Schneidermann (déjà parti du Monde il y a quelques années dans des circonstances houleuses), désormais objet d'une procédure de licenciement et d'une mise à pied et menacé de voit son départ requalifié avec une accusation de "faute lourde" de la part de la direction pour avoir dénigré cette dernière et annoncé l'arrêt de l'émission alors que ce dernier n'était pas encore décidé.

Le ton monte et les politiques s'en mêlent. Le PS a dit dans un communiqué qu'il "s'associait" à la mobilisation pour le maintien de l'émission qui "apparaît comme une exigence républicaine en faveur d'une information libre et citoyenne". A l'UMP, c'est le député Lionel Luca, des Alpes-Maritimes, qui a adressé un courrier au PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, pour l'interroger sur l'avenir de "l'excellent programme Arrêt sur images".

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