Les prix élevés du pétrole ont commencé à freiner la demande mondiale, selon l'AIE

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L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la baisse ses prévisions de demande de pétrole pour le quatrième trimestre et pour l'année 2008.

Le prix du pétrole calme la demande. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que la récente flambée des prix du pétrole, qui ont frôlé 100 dollars le baril la semaine dernière, commence à peser sur la demande mondiale.

Du coup, l'agence a revu ses prévisions de demande journalière. Ainsi, elle prévoit une demande de 0,5 million de barils par jour (mbj) pour le quatrième trimestre, et table désormais sur une demande mondiale de 85,7 mbj pour 2007 (+1,2% par rapport à 2006).

Pour 2008, l'Agence internationale de l'énergie table désormais sur 87,7 mbj (+2,3% sur un an) contre 88 mbj auparavant. "Il y a des signes forts qui montrent que les prix élevés (du pétrole) pèsent sur la demande, ce qui, combiné à une hausse de la production en provenance d'Arabie saoudite, du Nigeria et d'Irak, a empêché les prix de monter plus haut", estime l'AIE.

Un baril au dessus des 100 dollars ne sera donc peut être pas atteint si rapidement. Il est toutefois trop tôt pour dire si la baisse de demande attendue "est permanente", précise le rapport de l'AIE. D'autant qu'il est "peu probable que les prix élevés altèrent la tendance de la demande en Chine", ou au Moyen Orient. Ces deux régions représentent "deux tiers de la hausse de la demande mondiale" note l'agence.

Les craintes d'une pénurie de pétrole sont "sans fondement" et "il n'y a aucune raison pour qu'elles poussent les prix au noiveau où il sont aujourd'hui", a par ailleurs déclaré ce mardi à Ryad le ministre saoudien du pétrole et des ressouces minérales Ali al-Nouami.

Allant plus loin dans la critique de l'idée d'un baril à 100 dollars, le président du Nigeria, 1er producteur africain et 12ème exportateur mondial, estime qu'un prix du baril trop élevé est "un grand danger à long terme pour l'économie de son pays car cela va provoquer une récession et entrainer une réduction de la demande", même si à court terme il "bénéficiera aux pays producteurs comme le nôtre, mais à court terme".

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