Mobilisation record des électeurs

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Le taux de participation atteignait 73,87% à 17H00 dimanche en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle, contre 58,5% au premier tour de 2002, selon le ministère de l'Intérieur. La participation oscillerait entre 82,7 et 84,5% au premier tour de la présidentielle - un record sous la V ème République - selon les estimations des instituts de sondage CSA, IPSOS et IFOP rendues publiques à 19h00. Au total, 44,5 millions de Français sont appelés aux urnes pour ce premier tour de la présidentielle, pour choisir, parmi douze candidats les deux qui s'affronteront le 6 mai prochain. Toute la journée, retrouvez l'actualité à chaud de ce premier tour de l'élection présidentielle sur latribune.fr.

Depuis 8 heures, la France a commencé à voter ce dimanche dans des milliers de bureaux de vote métropolitains au premier tour d'une élection présidentielle marquée par une forte indécision de l'électorat. Un nombre record d'électeurs inscrits, 44,5 millions au total, est appelé aux urnes. Conséquence de la croissance démographique et d'une vague d'inscriptions sur les listes électorales en 2006, quelques 3,3 millions de nouveaux électeurs supplémentaires pourront désormais voter, comparé à 2002.

Le taux de participation atteignait 73,87% à 17H00 dimanche en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle, contre 58,5% au premier tour de 2002, selon le ministère de l'Intérieur. La participation oscillerait entre 82,7 et 84,5% au premier tour de la présidentielle - un record sous la V ème République - selon les estimations des instituts de sondage CSA, IPSOS et IFOP rendues publiques à 19h00. Ce taux de participation est nettement supérieur à ceux enregistrés à 17h00 au premier tour lors des présidentielle de 1995 (64%), de 1988 (69,1%) et de 1981 (66,2%). Au premier tour de 2002, la participation avait été une des plus faibles jamais enregistrée pour une présidentielle avec au final 28,4% d'abstention.

Si le scrutin du premier tour s'est ouvert à 8 heures en métropole, il est en revanche déjà terminé dans une partie de l'Outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, aux Antilles, en Guyane française et en Polynésie française. Les premières estimations ne seront publiées que dimanche à 20 heures, après la fermeture de tous les bureaux de vote en France métropolitaine. C'est la première fois que, lors d'un scrutin présidentiel les électeurs d'outre-mer ont voté sans connaître le résultat, ce qui était le cas avant, décalage horaire oblige.

Les Français sont appelés pour la huitième fois depuis le début de la Vème République, en 1958, à élire un président de la République au suffrage universel direct dont le mandat, depuis un référendum en septembre 2000, est fixé à cinq ans.

Des électeurs indécis

L'indécision est l'un des traits marquants de cette élection. A quelques jours du scrutin, le nombre d'indécis était relativement élevé (jusqu'à environ un tiers selon les instituts de sondage) avec une proportion significative d'électeurs prêts à changer de camp au dernier moment.

Jusqu'au dernier jour de la campagne électorale, vendredi, les sondages d'opinion ont pronostiqué une qualification pour le second tour, le 6 mai, de Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, et de la socialiste Ségolène Royal. Ils arriveraient dans l'ordre devant le candidat de l'UDF, François Bayrou, et le président du Front national, Jean-Marie Le Pen.

Les politologues, de concert avec les instituts de sondage eux-mêmes, insistent toutefois sur le caractère aléatoire et ponctuel de ces études, d'autant plus qu'un quart des électeurs qui n'ont pas de téléphone fixe seraient aujourd'hui "insondables", notamment les nouveaux électeurs inscrits dans les banlieues.

Changement de génération

Quel que soit le vainqueur - si l'on exclut Jean-Marie Le Pen, qui aura 79 ans en juin - son élection marquera un renouveau politique avec un saut de génération. Trois "baby boomers" nés après 1945, François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont, respectivement, 55, 53 et 52 ans. En outre, pour la première fois depuis l'avènement de la Ve République, aucun Premier ministre ancien ou en fonction, ou président sortant ne participe au scrutin.

L'élection de 2007 est aussi la première qui voit une femme en mesure d'accéder à la tête de l'Etat.
Au total, douze candidats sont en lice dont cinq pour la "gauche de la gauche" - Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Marie-George Buffet (PCF), Gérard Schivardi (PT), José Bové (Altermondialiste) - une écologiste, Dominique Voynet (Verts), le candidat souverainiste Philippe de Villiers (MPF), et Frédéric Nihous du mouvement Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT).

Le vote des banlieues

Nouveauté technique cette année, environ 1,5 million d'électeurs voteront électroniquement. Des ordinateurs de vote ont été installés dans des bureaux d'une centaine de villes comme Amiens, Brest, Le Mans, Mulhouse ou encore Reims. Des associations et des spécialistes se sont inquiétés de possibles erreurs, fraudes ou problèmes techniques.

Par ailleurs, le vote des banlieues, où les inscriptions sur les listes électorales ont parfois bondi de plus de 10% après des campagnes menées par des associations, apparaît comme une des inconnues du scrutin.
Les principaux candidats devaient voter dans la matinée, Nicolas Sarkozy à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), François Bayrou à Pau (Pyrénées-Atlantiques), Ségolène Royal à Melle (Deux-Sèvres) et Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

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