Réduction surprise du déficit commercial américain en avril
La Tribune
La Tribune
Le déficit de la balance commerciale américaine s'est réduit de 6,2% en avril, en s'établissant à 58,5 milliards de dollars. En mars, il s'était affiché (après révision des chiffres) à 62,4 milliards de dollars.
Ce qui ne veut pas dire qu'il faille crier victoire. Certes, les Américains ne cessent de faire pression sur la Chine pour qu'elle laisse s'apprécier sa monnaie, ce qui du coup rendrait moins compétitifs les prix des exportations chinoises et permettrait ainsi de rééquilibrer la balance commerciale américaine. Mais il n'en reste pas moins que le déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine s'est en fait encore creusé en avril. A 19,4 milliards de dollars, c'est même son plus haut niveau depuis janvier. En mars, il s'était établi à 17,2 milliards de dollars.
Pis, depuis le début de cette année, ce fossé s'est creusé de 19% par rapport à l'an dernier. Sachant que le déficit commercial avec la Chine a atteint un nouveau record l'an dernier, pour la cinquième année consécutive, il semble bien qu'il continue sur cette lancée....
Ce n'est donc pas du côté de la Chine et des importations de produits chinois aux Etats-Unis qu'il faut chercher les raisons de l'embellie commerciale américaine. Elle est due en fait à l'amélioration des exportations. Elles ont augmenté de 0,2% en avril, pour atteindre le niveau record de 129,5 milliards de dollars. Les denrées alimentaires, les plastiques, les biens de consommation ont tous été prisés par les étrangers. Car les produits américains sont plus compétitifs à mesure que le dollar baisse. Et c'est ce qui s'est passé ces derniers mois. Depuis la fin de l'an dernier, le billet vert a perdu 6,4% face à un panier de monnaies représentant les principaux partenaires commerciaux américains.
En parallèle, les importations (hormis de produits chinois) ont baissé de 1,9% sur la même période, à 188 milliards de dollars. Dans ce domaine, au-delà des biens de consommation (les produits pharmaceutiques sont ainsi en forte baisse), ce sont les importations de pétrole qui ont reculé avec la fin de l'hiver.
La Tribune