Les autres films de la semaine

Parmi les autres films de la semaine: "Ocean's 13", "Ca rend heureux", "London to Brighton", "American Vertigo", "La colline a des yeux 2", "Héros", "Le prestige de la mort".

"Ocean's 13"
C'est bien connu depuis le numéro un de la série signée par l'électron libre d'Hollywood, Steven Soderbergh, la saga ne vaut que par sa distribution, emmenée par George Clooney qui joue Danny Ocean, tête d'affiche d'une bande de braqueurs cool. Julia Roberts en moins, ce troisième opus est encore plus foutraque que les deux précédents, plombé par un scénario à dormir debout. Cela se passe cette fois à Las Vegas où un méchant propriétaire de casino (Al Pacino) envoie l'ami et mentor d'Ocean à l'hôpital. A partir de quoi, les fidèles n'auront qu'une idée en tête, le châtier le soir même de l'ouverture de son nouveau casino "The Bank". Quand ils y parviendront, on aura décroché depuis longtemps!
N.T.

"Ca rend heureux"
Le jeune cinéaste belge Joachim Lafosse, qui vient de rencontrer un beau succès avec son deuxième film "Nue-propiété", servi par Isabelle Huppert, retrace l'histoire de son premier, "Folie privée", film à petit budget qui fut confronté aux rigueurs de la concurrence en Belgique mais fut bien reçu dans les festivals de cinéma. Sans perdre courage ni sa foi dans sa vocation, le réalisateur raconte ses doutes, son désenchantement face à la réalité du marché, les difficultés du travail d'équipe, les discussions avec les comédiens qui remettent en question les choix du metteur en scène... Avec pour piment: le problème linguistique entre wallons et flamands. Pour qui s'intéresse à ce qui se passe derrière la caméra.
N.T.

"London to Brighton"
Voici un polar qui a fait sensation au Festival de Dinard 2006 où il a remporté le Grand Prix du Jury. Ce premier film du britannique Paul Andrew Williams nous plonge dans une sombre course-poursuite. Les proies: Joanne, gamine de 14 ans à la rue, qui vient d'assassiner un ponte de la pègre qui s'apprêtait à la violer, et Joanne, prostituée qui s'est portée à son secours. Elles tentent de s'échapper en se réfugiant à Brighton, mais leurs poursuivants ne sont pas du genre à lâcher prise. Jouant sur la veine réaliste, Paul Andrew Williams, bien aidé par son casting, parvient à maintenir son film sous tension malgré un scénario qui à aucun moment ne fait réellement d'éclats. Un thriller mineur mais un réalisateur à suivre.
O. L. F.

"American Vertigo"
Michko Netchak a mis en image le livre éponyme de Bernard-Henri Lévy, compte-rendu du voyage aux Etats-Unis de l'écrivain en mai 2004, sur les traces de Tocqueville. Au fil d'un road-movie qui va d'Est en Ouest, le texte est dit par Jean-Pierre Kalfon mais rien n'est plus étranger au cinéma que cette logorrhée qui prétend, sur un montage d'images haché, monter la diversité de l'Amérique et faire pièce à l'antiaméricanisme supposé des Français.
N.T.

"La colline a des yeux 2"
L'original de 1977 est un des premiers films de Wes Craven, le créateur des séries "Freddy" et "Scream". Un film d'horreur qui avait fait sensation à l'époque. L'année dernière, le film avait connu un "remake" sous la caméra d'Alexandre Aja. Le réalisateur français avait plutôt fait preuve d'intelligence en insistant sur une certaine critique politique, déjà présente dans le film des années 70. Aujourd'hui, Martin Weisz, réalisateur venu de la publicité, donne une suite au "remake". Suite on ne peut plus basique - des soldats américains, en mission dans les fameuses collines, se font décimer un à un par les habitants des lieux -, sans originalité. Côté réalisation ce n'est guère mieux. Du film d'horreur comme on en voit trop souvent.
O. L. F.

"Héros"
Pour son premier film, Bruno Merle offre au comique Michaël Youn un rôle à contre-emploi d'animateur télé qui perd les pédales et séquestre son idole (Patrick Chesnais), au cours d'un huis-clos qui s'éternise pendant deux bonnes heures. Michaël Youn, qui est de tous les plans, très dévêtu selon son habitude exhibitionniste, finit par provoquer l'overdose.
N.T.

"Le prestige de la mort"
Pour financer son prochain film, Luc Moulet, qui joue son propre rôle dans ce film burlesque, a une idée de génie: se faire passer pour mort. Pendant les repérages du film qu'il prévoit de tourner d'après un roman de Thomas Hardy, il tombe sur un cadavre. Il décide alors de troquer son passeport contre celui du défunt. Du coup, la nouvelle fait la une de tous les médias. Le subterfuge fonctionne si bien que voilà notre réalisateur pris à son propre piège...
N.T.

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