Hausse de 5,7 % des charges de copropriété

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La dernière enquête annuelle de l'Observatoire national des charges de copropriété de la Confédération nationale des administrateurs de biens, Cnab, fait état d'une accélération de la hausse des charges de copropriété.

Les enquêtes annuelles réalisées par l'Observatoire national des charges de copropriété de la Cnab se suivent et... constatent invariablement des hausses! L'analyse des comptes de charges des 136.800 logements situés dans des immeubles collectifs fait apparaître que, en 2006, leurs propriétaires ont payé en moyenne sur toute la France 21,1 euros/m 2 , soit une augmentation de 5,7% par rapport à 2005, alors qu'elle n'était "que" de 4,8% en moyenne depuis 2002.

Sur les 14 postes de charges examinés, cinq composantes expliquent en grande partie cette hausse, puisqu'elles représentent à elles seules 86% de l'évolution observée. On n'est pas surpris de voir figurer le poste "chauffage-eau chaude-sanitaire" en première ligne de ce mauvais palmarès. L'hiver doux de 2006 a permis de contenir les volumes d'énergie consommée par le chauffage. Mais il n'a pu endiguer le renchérissement de son prix: +5,9%, une augmentation précédée de +6,4% en 2005! Les dépenses d'entretien des équipements de chauffage et eau chaude sanitaire progressent quant à elles de 16,3%.

Au chapitre des hausses soutenues, les autres dépenses d'entretien ne sont pas en reste avec +10,4%. Les nombreux contrôles imposés par la réglementation (amiante, saturnisme, ascenseurs...) ne semblent pas étrangers à ce phénomène. De même que la tendance des copropriétaires à renforcer les éléments de sécurité (digicodes, interphones...).

On notera encore une progression de 17% du poste "sociétés extérieures", qui s'explique par le choix des syndics d'externaliser l'exécution d'une grande partie des tâches de gardiennage et d'entretien. Moins spectaculaire, l'augmentation des honoraires de syndic n'en est pas moins réelle: +3,2% en 2006. La menace d'un encadrement réglementaire des pratiques tarifaires de ces professionnels sera-t-elle de nature à assainir le marché? Rendez-vous dans un an.

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