Alger et Washington signent un accord sur le nucléaire civil

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L'accord porte sur les "les mécanismes de coopération et d'échanges d'expériences" entre les deux pays.

L'Algérie et les Etats-unis ont signé ce samedi à Alger un protocole d'accord dans le domaine du nucléaire civil, ainsi que La Tribune l'avait annoncé il y a quelques semaines. L'accord a été signé par le secrétaire général du ministère algérien de l'Energie et des mines et l'administrateur- adjoint pour la sûreté nucléaire au département américain de l'Energie, en présence du ministre algérien de l'Energie, Chakib Khelil, et de l'ambassadeur des Etats Unis à Alger.

Une délégation d'experts du Département américain de l'Energie a entamé vendredi une visite de six jours en Algérie. Une visite similaire d'experts algériens est prévue par la suite aux Etats-Unis pour s'enquérir de l'expérience américaine dans ce domaine.

La délégation américaine doit avoir des "discussions" avec des responsables du Commissariat algérien à l'énergie atomique (Comena) et visitera les centres de recherche nucléaire de Draria, dans la banlieue sud d'Alger, et d'Aïn Oussera, près de Djelfa (270 km au sud d'Alger). Le réacteur de Draria, de 3 mégawatts, a été construit en coopération avec l'Argentine, celui d'Aïn Oussera, de 15 mégawatts, a été livré à l'Algérie par la Chine. Ces deux réacteurs sont régulièrement contrôlés par l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA).

Selon Chakib Khelil, l'accord signé avec les Etats-Unis est censé définir "les mécanismes de coopération et d'échanges d'expériences, de connaissances, de visites d'experts et de spécialistes mais aussi les moyens de conduire des programmes communs" en la matière. Le ministre avait annoncé, le 20 mai, la création par l'Algérie d'une Agence de sûreté et de sécurité nucléaire dans le cadre de son programme d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

Cette agence "puissante et autonome, aura des moyens financiers et en personnel pour assurer une pérennité dans la recherche". Elle sera chargée de "contrôler les centres de recherche, l'utilisation des déchets et leur enfouissement (...) et de donner son accord pour l'installation des centrales nucléaires", avait précisé Chakib Khelil.

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