Begag choisit Bayrou, Allègre ne votera pas Royal

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Chassés-croisés politiques à droite et à gauche. Le ministre Azouz Begag ne suivra pas Sarkozy, tandis que Claude Allègre règle ses comptes avec la candidate socialiste.

A droite comme à gauche, la campagne présidentielle donne lieu à des chassés-croisés politiques amusants. Alors qu'il n'a jamais caché ses divergences avec Nicolas Sarkozy, Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, dévoile clairement sa préférence pour François Bayrou à l'élection présidentielle, dans un entretien publié ce mardi dans l'édition lyonnaise du quotidien 20 minutes.

"Je trouve que François Bayrou introduit une diversité dans l'offre politique qui est salutaire pour la démocratie. La diversité n'appartient ni à la droite, ni à la gauche. Ce clivage ne me convient pas non plus", estime Azouz Begag, qui s'affirme ainsi comme un des rares membres du gouvernement qui ne soutiendra pas Sarkozy. Estimant qu'"une démocratie commence à trois", il réaffirme en outre sa candidature aux municipales à Lyon contre le maire sortant Gérard Collomb (PS) et le ministre des Transports, Dominique Perben (UMP), avec qui il siège au gouvernement.

De son côté, l'ancien ministre de l'Education nationale Claude Allègre, membre du PS, a indiqué ce mardi qu'il "ne votera pas" pour Ségolène Royal à la présidentielle. Claude Allègre, proche de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, a ajouté sur RTL qu'il "n'avait pas envie de changer de camp", sans dire s'il entendait voter pour un autre candidat. Se définissant comme "un socialiste authentique, fidèle aux valeurs républicaines, aux valeurs de la gauche", il met en avant ses "convictions personnelles de scientifique (qui) sont plus fortes que toute autre considération", soulignant ainsi un "désaccord théorique" avec la candidate socialiste sur le nucléaire, les OGM et les cellules souches.

Selon lui, "le développement de la France doit être basé sur le nucléaire, la meilleure source d'énergie propre, sur les OGM, seule manière de maintenir l'agriculture française, et sur les cellules souches, qui permettront le développement de la recherche médicale", alors que Ségolène Royal y est opposée.

Il a indiqué que "la dernière fois qu'il avait parlé avec Ségolène Royal", qui fut de 1997 à 2000 ministre déléguée à l'Enseignement scolaire quand il était ministre de l'Education nationale, remontait à "quatre ans, cinq ans". Visiblement, le travail avec la candidate socialiste au ministère de l'Education ne lui a pas laissé un souvenir impérissable.

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