La consommation mondiale de vin a progressé de 1,4% en 2006

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En France, on boit en moyenne 55 litres par habitant et par an. Les surfaces de vignobles augmentent sauf en Europe.

On boit de plus en plus de vin dans le monde. La consommation a continué à progresser en 2006 et elle se mondialise, les exportations d'un pays à l'autre ne cessant d'augmenter, selon une étude de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) rendue publique ce mardi. En 2006, l'estimation moyenne de la consommation de vin dans le monde s'établit, selon l'OIV, à 240,8 millions d'hectolitres (mhl), soit une progression de 1,4% par rapport à l'année précédente, alors que celle-ci n'avait été que de 0,1% en 2005.

La baisse de la consommation mondiale, jusqu'au milieu des années 1990, semble appartenir au passé grâce aux pays du "Nouveau Monde" comme les Etats-Unis, l'Argentine, le Chili, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Et les espoirs de décollage se font jour en Chine et en Inde, les deux pays les plus peuplés de la planète.

La consommation a cependant marqué un coup d'arrêt en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves, où elle est surtaxée. La France reste le principal pays consommateur (32,8 mhl), soit environ 55 litres par habitant et par an, devant l'Italie (27,3 mhl), les Etats-Unis (25,9 mhl), qui devraient bientôt se hisser au deuxième rang mondial, l'Allemagne (19,4 mhl) et l'Espagne (13,7 mhl).

Pour la production, l'Italie a en revanche continué de devancer d'une courte tête la France en 2006 (52 mhl contre 51,7). L'Espagne figure à la troisième place (39,3 mhl) devant les Etats-Unis (19,7 mhl), l'Argentine (15,4 mhl), l'Australie (13,9 mhl), l'Afrique du Sud (9,1 mhl) et l'Allemagne (8,9 mhl).

En 2006, les exportations se sont élevées à 83,1 mhl, en hausse de 5,3% par rapport à 2005. Elles représentent désormais plus du tiers de la consommation mondiale, contre à peine 18% au début des années 80. Ce sont les pays de l'hémisphère sud (Argentine, Chili, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande) et les Etats-Unis qui en profitent le plus. Leur part sur le marché mondial ne cesse de grimper et atteint désormais 26%, contre 1,6% il y a vingt-cinq ans.

La part des cinq premiers exportateurs de l'Union européenne (Italie, France, Espagne, Allemagne, Portugal) ne cesse de régresser et est tombée en 2006 à 62,2%, contre près de 80% il y a vingt ans. La France a repris à l'Espagne le deuxième rang des volumes exportés (14,7 mhl contre 13,9) derrière l'Italie (17 mhl).

Le superficie du vignoble, hors des 25 pays de l'UE, a encore fortement progressé en 2006 (26.000 hectares), notamment au Brésil et en Nouvelle-Zélande (+20% et +12% respectivement en un an). En revanche, le vignoble européen a encore perdu 31.000 hectares, soit un total de 200.000 hectares en six ans. La Commission européenne demande l'arrachage de 400.000 hectares supplémentaires sur cinq ans dans le cadre de la réforme de l'Organisation commune de marché (OCM) du vin qui doit être présentée au cours des prochaines semaines à Bruxelles.

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