Polémique autour des expériences de vote électronique

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De Villeneuve-Le-Roi à Reims en passant par Issy-Les-Moulineaux, l'expérience lancée pour ce premier tour de l'élection présidentielle en France avec l'implantation dans certaines communes de machines à voter électroniques (1,5 million d'électeurs sur les 44,5 millions d'électeurs sont concernés ce dimanche) est loin de faire l'unanimité.

L'expérience lancée pour ce premier tour de l'élection présidentielle en France avec l'implantation sans certaines communes de machines à voter électroniques (1,5 million d'électeurs sur les 44,5 millions d'électeurs sont concernés ce dimanche) est loin de faire l'unanimité.

Elle est même l'objet de contestation devant la justice. Ainsi, en Ile-de-France, Daniel Guérin, conseiller régional MRC, a annoncé ce dimanche avoir saisi le Conseil constitutionnel sur des "dysfonctionnements" du scrutin présidentiel "liés à l'implantation de machines à voter" à Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne.

Selon cet ex maire adjoint de la ville, les temps d'attente liés à cette technologie - il parle de 45 à 90 minutes (une heure et demi !) pour pouvoir voter auraient découragé de nombreux électeurs qui auraient du coup renoncé à voter.

Daniel Guérin reproche au maire UMP Didier Gonzales d'avoir "décidé, unilatéralement et sans consultation du conseil municipal et des habitants, d'imposer ces équipements pour la première fois dans la commune", et dénonce, dans un courrier faxé au Conseil constitutionnel, une "atteinte au droit de vote".

A Issy-Les-Moulineaux où cette expérience est également tentée, les électeurs dénonçaient également les temps d'attente avec parfois plus d'une heure de queue. Sans parler de leurs interrogations récurrentes sur la fiabilité et la sécurité du système. Beaucoup semblent penser qu'avec ces machines, la fraude serait plus facile et moins contrôlable.

Reims n'a pas non plus réussi à contourner le problème. Certains de ses bureaux de vote ont même du commencer le scrutin avec quelques minutes de retard en raison de problèmes de branchement - il faut le faire sur des lignes sécurisées et non des lignes ordinaires - de ces machines à vote électronique. Au delà ce souci initial, les files d'attentes ont aussi touché les 100.226 électeurs rémois, les 94 bureaux de vote n'étant équipés que de machines électroniques.

Selon des chercheurs de Metz, ces machines posent d'énormes problèmes d'accessibilité , par exemple pour les mal-voyants, et de fiabilité, pouvant entrainer des erreurs dans 25% des cas. Ils préconisent du coup que la France interdise ce type de machine comme d'autres pays l'ont fait.

On se souvient des polémiques lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis où ce type de vote électronique est généralisé. Toutefois, outre-Atlantique, le système est assez rudimentaire et en partie mécanique, avec des trous à percer...qui se percent plus ou moins bien et ouvrent la porte à interprétation donc à controverse.

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