Trois kamikazes se font exploser à Casablanca
La Tribune
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Trois kamikazes se sont fait exploser, un quatrième a été abattu avant d'actionner sa charge et un policier a trouvé la mort mardi dans un quartier populaire de Casablanca au cours d'une opération des forces de l'ordre. La police a encerclé dans la nuit de lundi à mardi un immeuble de deux étages situé à Hay Farah où se cachaient quatre suspects liés à l'explosion, il y a un mois, dans un cybercafé situé dans un quartier défavorisé de la capitale économique, a indiqué la police.
A la levée du jour, se sentant traqué, le premier suspect est sorti avec un sabre et une ceinture d'explosifs. Il a menacé les policiers qui l'ont abattu après un tir de sommation. Le deuxième homme est alors monté sur le toit de l'immeuble puis a sauté sur une terrasse mitoyenne avant de se faire exploser.
Dans l'après-midi, alors que le quartier était bouclé par les forces de l'ordre qui le passaient au peigne fin, un inspecteur de police a trouvé la mort lorsqu'un troisième suspect s'est fait exploser à 150 mètres du lieu de la première déflagration. Au crépuscule, un quatrième terroriste présumé a trouvé la mort en se faisant exploser. Cinq personnes, dont deux policiers, ont été blessés dans cette déflagration, a-t-on indiqué de source policière.
Une douzaine de personnes soupçonnées de vouloir commettre des attentats-suicides sont recherchées par la police depuis le 11 mars, date à laquelle le chef présumé d'un commando de kamikazes présumés a déclenché sa ceinture d'explosifs pour ne pas être arrêté vivant par des policiers, ont déclaré ces sources. En mars, de hauts responsables de la sécurité avaient révélé que des kamikazes en puissance envisageaient de commettre une série d'attentats contre des navires étrangers dans le port de Casablanca, et de prendre pour cibles des sites emblématiques du pays, dont des hôtels dans les villes touristiques de Marrakech et d'Agadir, sur la côte atlantique.
Le complot avait été déjoué en mars avec l'arrestation de plus de quarante personnes, vivant pour l'essentiel dans des banlieues déshéritées de Casablanca. Le royaume est sur le qui-vive depuis une série d'attentats-suicides commis en 2003 dans le centre de la capitale économique, qui a fait 32 morts, en plus des 13 kamikazes.
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