Total sous pression de la Chambre des représentants américaine

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La Chambre des représentants des Etats-Unis vient d'adopter une proposition de loi appelant à des sanctions contre les compagnies pétrolières travaillant en Iran. Total est directement visée.

La commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine a adopté mardi une proposition de loi demandant à l'administration Bush de sanctionner les compagnies pétrolières étrangères travaillant en Iran. Parmi ces compagnies se trouve la française Total. Aucune compagnie pétrolière américaine n'est plus présente en Iran, depuis que la compagnie de service pétrolier Halliburton a quitté le territoire de la République iranienne en avril 2007.

Ce texte, adopté par 37 voix contre une, accuse Téhéran d'utiliser l'argent provenant des investissements étrangers dans le domaine énergétique pour financer ses activités nucléaires et des activités "terroristes". "Les investissements étrangers en Iran reviennent à financer le terrorisme et à attaquer les Américains", a estimé le démocrate Gary Ackerman, cité par l'AFP, l'Agence France Presse.

Bush accusé d'être trop laxiste envers l'Europe

La commission de la Chambre semble vouloir faire pression sur l'administration Bush pour avancer sur la voie des sanctions. Le président démocrate de la commission, Tom Lantos, a accusé l'administration Bush d'être trop laxiste, en ne sanctionnant jamais les compagnies étrangères. "Il est temps pour l'Europe de cesser d'investir dans l'industrie énergétique en Irak et notre loi y contribuera", a-t-il précisé. "Nous voulons des sanctions, pas des balles" pour faire prévaloir la diplomatie, a renchéri le républicain Chris Smith.

Des gisements riches

Total est très présent en Iran, pays où les gisements pétroliers sont assez riches. Ainsi, la presse iranienne a indiqué récemment qu'une nouvelle estimation du champ pétrolier d'Azadegan, dans le sud-ouest du pays, renfermerait plus de réserves que les 26 millions de barils prévus.

La procédure législative américaine n'en est encore qu'à ses débuts. Même si la loi est votée, elle peut ne pas être appliquée. En 1996, les Etats-Unis avaient prévu des sanctions contre les compagnies pétrolières liées à l'Iran mais le gouvernement d'alors avait choisi en 1998 de ne pas les appliquer à l'Union européenne.

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