Allemagne : la croissance a été plus soutenue que prévu en 2006

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Le PIB au quatrième trimestre (+0,9%) a été meilleur que prévu. Au total, la croissance a été de 2,7%, sa meilleure performance depuis 2000. Pour 2007, le gouvernement prévoit un ralentissement de la croissance à 1,7% tandis que de nombreux analystes jugent une progression de 2% possible. L'indice Zew s'est moins redressé que prévu en février.

L'Office fédéral des statistiques (Destatis) a relevé à 2,7% la croissance en Allemagne en 2006, après un quatrième trimestre meilleur que prévu, selon des chiffres provisoires diffusés ce mardi. Destatis avait annoncé à la mi-janvier une hausse du Produit intérieur Brut (PIB) de 2,5% pour l'an dernier, la meilleure performance de la première économie de la zone euro depuis 2000. Corrigé des effets calendaires, la progression du PIB frôle même les 3% (2,9%).

Cette révision à la hausse s'explique par une "forte croissance inattendue" de l'économie vers la fin de l'année, indique l'office dans son communiqué. Au quatrième trimestre, le PIB a en effet bondi de 0,9% comparé au trimestre précédent en données corrigées des variations saisonnières et calendaires, alors que les économistes interrogés par l'agence financière AFX News s'attendaient dans leur consensus à une augmentation plus modeste de 0,6%.

Sur un an, la croissance du quatrième trimestre atteint 3,5% (3,7% corrigé des effets calendaires), après 2,6% au troisième. La progression de l'économie a été réalisée par le travail de 39,7 millions d'actifs sur les trois derniers mois de l'année, soit 1,2% de plus qu'à la même période de 2005. "Les impulsions pour la croissance sont de nouveau venues aussi bien de l'étranger que du marché intérieur", souligne Destatis, pointant un commerce extérieur "extrêmement dynamique" responsable en grande partie de la santé de fer de l'économie au quatrième trimestre.

Il souligne aussi une situation favorable sur le front des investissements industriels et une amélioration de la consommation des ménages, traditionnel point faible de l'économie. Les Allemands ont procédé à de gros achats au cours des dernières semaines de l'année passée, avant l'arrivée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 19% au début de 2007 (contre 16% auparavant).

Pour 2007, le gouvernement prévoit un ralentissement de la croissance à 1,7%, de nombreux analystes jugent une progression de 2% possible. Le coup de frein attendu s'explique par la hausse de la TVA, appelée à décourager la consommation privée au moins au premier trimestre. Mais la décrue continue du chômage et la tendance à une augmentation des rémunérations dans le sillage de la reprise économique devraient permettre d'absorber rapidement le choc de la TVA, selon la plupart des pronostics.

"Durant le premier trimestre 2007, nous nous attendons à un ralentissement. Même s'il n'est pas exclu que la hausse de la TVA ait un effet moins important que prévu sur l'inflation, le comportement des consommateurs a été modifié et une correction de la consommation est attendue (les immatriculations ont reculé de 31% en janvier par rapport à décembre). De plus, les fortes exportations du mois dernier ne devraient pas perdurer", estime Sylvain Broyer, économiste chez Natixis.


L'indice Zew de février moins bon qu'attendu
La confiance des investisseurs allemands s'est renforcée moins fortement qu'attendu en février, montre l'enquête publiée mardi par l'institut ZEW. L'indice de confiance de l'institut basé à Mannheim, calculé sur la base d'une enquête auprès de 309 analystes et investisseurs institutionnels, est ressorti à 2,9 contre -3,6 en janvier. Les 50 économistes interrogés par Reuters la semaine dernière attendaient en moyenne un indice à 5. L'indicateur mesurant la perception de la situation actuelle s'est établi à 70,9 contre 70,6 le mois précédent et contre 67,8 attendu.

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