Laurence Parisot "très satisfaite" des perquisitions au Medef
La Tribune
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La président du Medef Laurence Parisot s'est dite dimanche "très satisfaite" de la perquisition intervenue jeudi au siège de l'organisation patronale, dans le cadre de l'enquête sur les retraits en liquides suspects des caisses de l'UIMM (le patronat de la métallurgie).
"Je suis très satisfaite qu'il y ait eu cette opération" car "c'est la meilleure façon d'établir la vérité", a déclaré Mme Parisot, invitée du "Grand Rendez-vous" Europe 1/TV5/Le Parisien.
"C'est bien, c'est une bonne nouvelle", a-t-elle insisté, réaffirmant que cette perquisition était "normale".
"C'est un moment émouvant (...), c'est éprouvant, c'est impressionnant une perquisition", a cependant ajouté Mme Parisot.Les policiers de la brigade financière, en présence des représentants du parquet et du juge Roger Le Loire chargé du dossier ont perquisitionné pendant plus de huit heures au siège parisien du Medef. La patronne des patrons a répété dimanche ne pas savoir ce que les policiers cherchaient.
Selon une source proche du dossier, les enquêteurs étaient à la recherche de courriers électroniques entre Laurence Parisot, et d'autres membres du Medef, qui concerneraient le système de retrait en espèces de l'UIMM et/ou l'enquête Tracfin. La cellule antiblanchiment au ministère des Finances avait transmis cette affaire à la justice en septembre dernier.
Interrogée sur les menaces anonymes dont elle aurait été victime, Laurence Parisot a répondu que le "climat est parfois un peu compliqué", sans élaborer."On voit bien que dans cette affaire, on bouscule des choses certainement importantes, peut-être des intérêts qui concernent beaucoup de gens", a dit Mme Parisot. Selon des sources concordantes, Laurence Parisot avait reçu en mars des lettres et coups de téléphones anonymes, dont certains menaçants.
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