Coup de tabac chez Altadis : 2.440 emplois supprimés en Europe, dont 1.060 en France

L'ex-Seita, devenue Altadis en 1999 lors du mariage avec son homologue espagnol Tabacalera, et rachetée en janvier par Imperial Tobacco, annonce la suppression de 2.440 emplois en Europe. L'Hexagone est particulièrement touché avec 1.060 postes supprimés sur un effectif de 2.200.

Le groupe de tabac franco-espagnol Altadis, racheté en janvier par son concurrent britannique Imperial Tobacco pour plus de 16 milliards d'euros, taille dans ses effectifs et ses usines. Le groupe a annoncé ce jeudi, lors d'un comité d'entreprise (CE) extraordinaire, la suppression de 2.440 emplois en Europe dont 1.060 en France. Globalement cela représente une réduction de 6% des effectifs mais pour l'Hexagone ce sont quand même la moitié des postes qui vont être supprimés.

Six sites vont fermer leurs portes dont deux en France, Metz et Strasbourg. Outre le territoire national, l'ESpagne paie un lourd tribut avec 830 postes supprimés. Ailleurs, le groupe prévoit de se séparer de 260 salariés au Royaume-Uni, 250 en Allemagne, 100 en Russie, plus 140 autres répartis entre la Belgique, l'Italie, l'Ukraine et la Slovaquie. En revanche, quelque 200 postes devraient être créés en Pologne.

Altadis emploie plus de 2.000 personnes en France sur 8 sites: Paris où se trouve le siège, Nantes et Riom (Puy-de-Dôme) qui fabriquent les cigarettes, Metz en charge du tabac à rouler, Strasbourg pour les cigares, Le Havre où parvient le tabac brut, Les Aubrais (Loiret) et Bergerac (Dordogne) qui accueillent les centres de recherche et développement. Hors de l'Hexagone, les sites d'Alicante (Espagne), Bristol (Royaume-Uni), Berlin (Allemagne) et un autre situé en Slovaquie seront fermés. D'autres unités verront leurs activités réduites ou transférées dans d'autres usines, notamment les centres de Dunkerque (dont une partie de la production partira au Havre), Riom et Nantes pour la France.

Le plan devrait entraîner autour de 600 millions d'euros de frais de restructuration, selon le groupe britannique, qui compte parallèlement dégager grâce à l'acquisition d'Altadis 300 millions d'euros d'économies par an d'ici 2010, puis 400 millions à partir de 2012.

Altadis avait déjà annoncé en 2006 un projet de restructuration concernant les fonctions centrales et commerciales ainsi que la distribution, entraînant la suppression de 472 postes, 239 en France et 233 en Espagne En 2005, le groupe avait fermé l'usine de cigarettes de Lille, qui employait plus de 500 salariés au moment de l'annonce de sa fermeture en 2003.

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