Un sommet européen extraordinaire consacré à la Géorgie le 1er septembre à Bruxelles

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Le président en exercice de l'Union européenne, le président Sarkozy, a décidé, à la demande de plusieurs pays de l'UE, de convoquer le 1er septembre à Bruxelles un sommet européen sur la crise en Géorgie. Les Occidentaux s'impatientent face au maintien de forces russes dans l'ouest du pays.

"Le président de la république, en sa qualité de président en exercice du Conseil européen, a décidé de donner suite aux demandes de plusieurs Etats membres en convoquant une réunion extraordinaire du Conseil européen qui se tiendra lundi 1er septembre 2008 à Bruxelles", a annoncé l'Elysée dans un bref communiqué ce dimanche. "Cette réunion sera consacrée à la crise en Géorgie, notamment aux suites que l'Union européenne (UE) a l'intention de lui donner, en ce qui concerne l'aide à la Géorgie et l'avenir de ses relations avec la Russie," conclut le texte.

Cette annonce intervient alors que les Occidentaux s'impatientent de la lenteur du retrait des forces russes du territoire géorgien et que la Russie conserve des positions avancées dans l'ouest du pays. Dimanche matin, un bateau de guerre américain chargé d'une aide humanitaire, est arrivé au large du port géorgie de Batoumi.

La présidence française de l'UE avait affirmé samedi sa "détermination" à obtenir une "pleine application" de l'accord de cessez-le-feu, selon le Quai d'Orsay. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est entretenu par téléphone avec son homologue américaine Condolezza Rice et avec le président en exercice de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), Alexander Stubb. Auparavant, le président Sarkozy avait demandé à son homologue russe Dmitri Medvedev un "retrait rapide" des forces russes de la route menant en Géorgie de Poti à Senaki.

De son côté, la Russie affirme avoir achevé vendredi soir le retrait de ses forces régulières de Géorgie (hors Abkhazie et Ossétie du Sud). Elle a conservé samedi des positions avancées dans l'ouest, notamment autour de la ville portuaire de Poti, et Moscou a annoncé qu'elle continuerait de contrôler cette ville. Moscou estime que l'accord de cessez-le-feu lui donne le droit de maintenir assez loin en territoire géorgien des soldats de la paix, et a rejeté les accusations occidentales selon lesquelles elle ne respecte pas le plan de paix.

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