General Electric a fait dévisser Wall Street
La Tribune
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Comme la Bourse de Paris, Wall Street, vendredi, n'a pas du tout aimé
l'annonce par General Electric, deuxième capitalisation boursière des
États-Unis, de résultats inférieurs aux prévisions et de perspectives revues
à la baisse. De mauvais augure pour la suite des résultats trimestriels des
grandes firmes américaines.
L'indice Dow Jones a perdu vendredi 256,56 points, soit 2,04%, à 12.325,42,
entrainant une baisse sur la semaine de 2,3%. Le SP (Standard & Poor's) 500,
plus large, a cédé 27,72 points, soit 2,04% également, à 1.332,83. Sur la
semaine, il perd 2,7%. Et sur la Bourse des valeurs technologiques, le
Nasdaq Composite a plongé de 61,46 points, soit 2,61%, à 2.290,24. Ce qui
donne une chute de 3,4% sur la semaine.
Le titre GE, encore enfoncé par l'annonce peu avant la clôture de Wall
Street, d'une révision de ses perspectives de profits pour 2008, 2009 et
2010 par Citigroup qui baisse son objectif de cours et sa recommandation sur
la valeur, a chuté de 12,79% à 32,05 dollars. Il n'avait pas connu pareille
mésaventure depuis le krach d'octobre 1987.
Les autres grandes valeurs de la cote américaine ont du coup piqué du nez.
IBM a perdu 2,34% à 116,00 dollars et United Technologies 3,23% à 69,53.
Sur le Nasdaq, Apple a perdu 4,79% à 147,14 dollars, effaçant son bond de
jeudi après un relèvement de prévision de bénéfice de la part d'une maison
de courtage.
Les Bourses américaines ont également peu apprécié le nouveau recul de La
confiance des consommateurs américains qui craignent une récession
entrainant davantage de chômage. Selon les premiers résultats de l'enquête
mensuelle Reuters-Université du Michigan, l'indice de confiance des
consommateurs chute à 63,2 en avril contre 69,5 en mars, nettement en
dessous du chiffre anticipé et au plus bas depuis vingt-six ans.
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