Les cours du pétrole repartent à la baisse

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En nette hausse ce lundi matin, les cours du pétrole sont repartis à la baisse en raison du rebond du dollar. A New York, le baril de brut a cloturé à 114,45 dollars

Les cours du pétrole sont repartis à la baisse ce lundi sous l'effet notamment de l'appréciation du dollar et des craintes sur la demande mondiale. A la clôture de la Bourse de New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a perdu 75 cents à 114,45 dollars. En séance, il est descendu à 112,72 dollars, son plus bas niveau depuis le 2 mai. A Londres, le baril de Brent a perdu 50 cents à 112,80 dollars.

Ce nouveau repli s'explique notamment par la parité euro-dollar. La monnaie européenne s'échange aux alentours de 1,49 dollar pour un euro ce lundi, contre 1,50 vendredi soir. Or, Un billet vert faible incite les investisseurs à se réfugier sur les matières premières, d'autant plus rentables que les prix sont libellés en dollars.

Les prix du pétrole ont perdu plus de 32 dollars depuis leur record historique à 147,27 dollars le 11 juillet à New York. Ce fort mouvement de repli est dû dans l'ensemble, selon les analystes, à des signes de baisse de la consommation dans les pays industrialisés, affectés par le ralentissement économique. Par ailleurs, les importations de brut de la Chine, deuxième consommateur mondial, ont baissé de 7% en juillet, soit le plus fort recul depuis décembre.

Dans les échanges matinaux, le prix du baril avaient pourtant fortement progressé, grimpant jusqu'à 116,90 dollars à New York et 115,32 dollars à Londres, soit un gain de près de deux dollars.

Ce rebond était attribué par les analystes à l'escalade militaire entre la Russie et la Géorgie. La Russie a déclenché tôt lundi matin des frappes aériennes sur une cible militaire de la banlieue de la capitale géorgienne Tbilissi, selon un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur cité par l'Agence France Presse, après qu'une explosion a été entendue dans le centre-ville.

La Géorgie a lancé dans la nuit de jeudi à vendredi une offensive militaire contre sa république rebelle d'Ossétie du Sud, soutenue par Moscou, qui a envoyé des chars et des troupes en réponse à la tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle de cette région, indépendante de facto depuis la chute de l'URSS en 1991. Le conflit a éveillé des craintes sur l'approvisionnement dans la région.

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