Face à Air France, Berlusconi n'en finit pas de perturber le dossier Alitalia

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Le leader de la droite italienne évoque une contre-offre face à celle d'Air France-KLM. Mais la participation d'Eni ou de Mediobanca a été démentie.

Hostile à l'offre d'Air France-KLM sur Alitalia qui doit faire l'objet ce venderdi de nouvelles propositions, le chef de la droite italienne, Silvio Berlusconi, a évoqué ce jeudi l'existence d'une contre-offre sur la compagnie nationale détenue à 49,9 % par l'État. Dans une interview accordée au quotidien italien La Stampa, celui-ci a affirmé hier que le groupe pétrolier italien ENI, la banque d'affaires Mediobanca, les Benetton et d'autres investisseurs italiens étaient intéressés par la participation à un consortium pour la reprise d'Alitalia. "Le consortium italien existe. Les noms sont variés, ils vont des banques qui m'ont fait part de leur intérêt aux Ligresti [hommes d'affaires, Ndlr] et aux Benetton", a-t-il déclaré.

L'administrateur délégué d'ENI, Paolo Scaroni, a immédiatement démenti en déclarant qu'un tel projet n'était "pas à l'ordre du jour". De la même façon, un porte-parole de Mediobanca a indiqué que "la participation à un consortium ou une entrée au capital d'Alitalia n'est pas à l'étude". En revanche, les hommes d'affaires Ligresti et Benetton se sont refusés à tout commentaire.

Très embarrassé, Silvio Berlusconi a dû revenir sur ses déclarations : "Les noms apparus sur les journaux ne sont que des indiscrétions ou des suppositions de journalistes", a-t-il affirmé, en ajoutant qu'il ne fallait "pas confondre la réalité avec des indiscrétions journalistiques".

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