Berlin réagit positivement à l'entente franco-britannique exaltée par Sarkozy

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Selon le porte-parole adjoint du gouvernement Merkel, les bonnes relations entre Paris et Londres servent l'Europe et ne risquent pas de marginaliser le couple franco-allemand.

La chancelière allemande Angela Merkel "ne s'est pas étonnée" du message d'amitié indéfectible adressé à la Grande-Bretagne par Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Londres, a déclaré à La Tribune Thomas Steg, porte-parole adjoint du gouvernement allemand. Le président de la république a récemment "porté haut la relation franco-allemande", et "il a été souligné de façon régulière que celle-ci n'avait rien d'exclusif", a-t-il rappelé

L'amitié célébrée entre Paris et Londres, qui du reste a débouché sur peu d'avancées concrètes, est vue de manière "positive" à Berlin, souligne Thomas Steg. "Que la France et la Grande-Bretagne affichent leur volonté d'intensifier leurs relations peut servir l'Europe et n'est pas dirigée contre la relation franco-allemande". Le président français rencontrera en tête-à-tête la chancelière allemande Angela Merkel au mois de juin.

Selon la volonté de Nicolas Sarkozy, ce format abandonne de fait la tradition des sommets dits "de Blaesheim" lancés par Jacques Chirac et l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder suite à leur brouille au sommet européen de Nice en 2000. Il s'en était suivi un cycle de rencontres bilatérales toutes les six semaines. Celles-ci seront désormais plus espacées, et se dérouleront hors la présence des ministres des affaires étrangères.

Dans le domaine du nucléaire civil, Paris et Londres n'ont pu concrétiser un accord qui était pourtant annoncé avant le sommet de cette semaine. Quelle que soit l'intensification à venir dans ce domaine des deux côtés de la Manche, Berlin en reste à un accord de sortie de l'énergie nucléaire d'ici 2020, tel que négocié par l'ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder en 2000 avec l'industrie allemande. "Cet accord ne sera pas remis en cause avant les élections de 2009", affirme Thomas Steg.

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