Comment construire son parcours de formation

 |   |  720  mots
C'est dès maintenant qu'il convient de construire son projet de formation. Il doit permettre de maintenir son employabilité, à l'aide de formations de courte et longue durée soigneusement agencées. Mais face à la multiplication des offres s'adressant aux cadres en activité, choisir sa formation relève souvent du parcours du combattant. Comment procéder pour être sûr de frapper à la bonne porte ?

1. Quel est son projet professionnel ?

Première étape : réfléchir à son projet professionnel. Quel type de poste vise-t-on et quelles sont les compétences à acquérir pour atteindre son objectif ? Regardez ensuite dans les catalogues ou sur les sites des organismes les programmes qui correspondent le mieux à vos besoins. On peut se faire guider si nécessaire par des conseillers en formation, présents dans la plupart des écoles et organismes.

2. Quel est le temps dont on dispose ?

Pour combler ses lacunes, veut-on précéder par étape ou faire le saut dans les plus brefs délais ? Répondre à cette question, suppose d'étudier sans complaisance le temps qu'on pense pouvoir consacrer à sa reprise d'études. "Trop de candidats souhaitent s'engager dans des formations diplômantes sans toujours se rendre compte de la charge de travail que cela représente. Car il n'y a pas que le suivi des cours, il faut aussi évaluer le travail personnel demandé par les programmes.

Certains cursus prévoient aussi la réalisation d'une étude qui peut prendre plusieurs mois", souligne Dominique Censier, conseillère en formation à l'EM Lyon. Pour mesurer le temps nécessaire, on peut contacter des personnes qui ont déjà suivi le programme et leur demander comment elles se sont organisées. Suivre une formation longue suppose aussi de faire des arbitrages entre sa reprise d'études et sa vie personnelle. La décision du cadre doit être partagée par sa famille. Si toutes les conditions ne sont pas réunies, il vaut mieux alors se rabattre sur des formations courtes. Dans ce cas, il est judicieux de choisir des programmes qui pourront donner lieu à une validation d'acquis si on souhaite ensuite s'engager dans une formation plus longue.

3. Quel est son budget ?

Le coût des formations varie d'un programme à l'autre. Connaître la politique de l'entreprise permet d'obtenir des indications sur la manière dont l'employeur accompagnera ou non son projet. Ceci est important pour les 3e cycles particulièrement coûteux. Si la prise en charge de formations longues n'est pas une priorité dans votre entreprise, étudiez comment les différents dispositifs (DIF, CIF) peuvent vous aider à financer le cursus visé.

Dans certains cas, déposer un dossier de Validation des acquis de l'expérience (VAE) permet d'être dispensé d'une partie des enseignements, ce qui diminue la durée et le coût du programme. A noter : les différents dispositifs peuvent être cumulés. Après avoir fait toutes ces démarches, il faut alors analyser si l'on est suffisamment motivé pour contracter un prêt personnel ou puiser dans ses économies au cas où le montant de la formation ne serait pas couvert à 100 %.

4. Quelle sera la valeur ajoutée de ma formation ?

Avant de se lancer, mieux vaut avoir réfléchi à la valeur ajoutée qu'apportera le programme suivi. Pour les formations courtes, la possibilité de mettre en oeuvre rapidement ce qu'on a appris est fondamentale car en deux ou trois jours, on n'a pas toujours le temps de faire les exercices plusieurs fois. Du coup, pour rentabiliser l'investissement, il faut immédiatement appliquer les recettes données. Pour les formations longues, le retour sur investissement dépend de son parcours précédent et de son projet professionnel.

Pour certains salariés, la possibilité de décrocher un 3e cycle est la seule façon d'accéder au statut de cadre. Pour ceux qui ont déjà un 3e cycle, le suivi d'un nouveau cursus doit permettre d'atteindre des buts précis : évoluer vers des postes de management si on choisit un MBA ou se spécialiser dans un domaine particulier si on souhaite faire un master.

5. Quelle est la part de risque qu'on est prêt à assumer ?

L'attitude d'un employeur concernant le financement de cursus diplômant est également une indication sur la manière dont celui-ci envisage votre progression au sein de l'entreprise. Faire une formation en cas de refus nécessite donc de réfléchir à la part de risque que l'on est prêt à assumer : pour valoriser son diplôme, il sera sans doute nécessaire de charger de société à court ou moyen terme car une formation doit être validée rapidement pour qu'elle ait un effet positif sur l'évolution de sa carrière.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :