Namibie : TotalEnergies obtient 40% d’un projet pétrolier auprès de Galp Energia

Espoir Olodo, Agence Ecofin

TotalEnergies opère déjà le bloc Venus dans le bassin d’Orange, au large de la Namibie.
DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

TotalEnergies opère déjà le bloc Venus dans le bassin d’Orange, au large de la Namibie.
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Le français TotalEnergies a annoncé, mardi 9 décembre, le rachat d’une participation de 40% dans la licence PEL 83 en Namibie auprès du groupe Galp Energia, la plus importante compagnie pétrolière du Portugal.
Sur ce bloc situé dans les eaux profondes du bassin d’Orange, les campagnes d’exploration ont mené à la découverte du gisement Mopane, dont le potentiel a été évalué à environ 10 milliards de barils équivalent pétrole par Galp, en avril 2024.
Selon des informations relayées par Reuters, la major française prendra en charge 50 % des dépenses d’investissement de Galp, liées à l’exploration, à l’évaluation de la découverte de Mopane, ainsi qu’au premier développement sur PEL 83. Ces frais seront ensuite remboursés via 50 % des futurs flux de trésorerie générés par Galp sur ce projet. Les deux entreprises prévoient également une nouvelle phase d’exploration comprenant trois forages d’ici 2027, avec une première opération attendue en 2026.
Dans le même accord, Galp obtient 10% du permis PEL 56 opéré par TotalEnergies, où a été réalisée en 2022 la découverte Venus, estimée à plus de 3 milliards de barils, ainsi qu’une participation de 9,4% dans la licence voisine PEL 91.
Si la transaction, dont la finalisation est envisagée l’an prochain, reste soumise à l’approbation des autorités namibiennes, elle s’annonce déjà comme un partenariat équilibré pour les deux compagnies.
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En concluant un accord avec TotalEnergies, le groupe portugais met un terme à plusieurs mois de prospection. Depuis juillet dernier, Galp cherchait en effet une société pour l’accompagner dans le développement du projet Mopane et avait indiqué vouloir céder jusqu’à 40 % de sa participation de 80 %, détenue aux côtés de la société publique Namcor et de la société namibienne Custos, qui possèdent chacune 10 %.
Bien que plusieurs grandes compagnies aient manifesté un intérêt, certaines discussions, comme celle d’ExxonMobil ou encore Petrobras, n’ont pas abouti. Avec TotalEnergies, Galp peut désormais mutualiser les investissements et s’appuyer sur l’expertise technique de son nouvel associé pour ce projet en eaux profondes.
L’accord avec Galp offre à TotalEnergies l’opportunité de devenir opérateur de la découverte Mopane. Le développement du gisement devrait nécessiter des infrastructures majeures, dont une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), ainsi que divers équipements et installations sous-marines : des défis techniques que l’entreprise maîtrise, selon plusieurs observateurs.
TotalEnergies développe actuellement en Angola son septième FPSO, d’une capacité de 70 000 barils par jour (bpj), dans le cadre du projet du bloc 20/11 situé à environ 100 km des côtes et à une profondeur de 1 700 mètres.
La compagnie opère également au Nigeria, depuis 2018, un FPSO sur le champ d’Egina situé à environ 150 kilomètres au large, entre 1 400 et 1 700 mètres de profondeur. L’installation, composée de 44 puits sous-marins, est la plus grande jamais construite par TotalEnergies et produit 200 000 barils par jour, soit près de 10% de la production nationale du pays.
Sur un autre plan, cet accord pourrait permettre à TotalEnergies de regagner du terrain dans le secteur pétro-gazier en Afrique australe. La compagnie a essuyé au début du mois de décembre une déconvenue liée au retrait d’un financement de 2,2 milliards de dollars de la part du Royaume-Uni et des Pays-Bas concernant le projet gazier Mozambique LNG.
En août dernier, la Haute Cour du Cap-Occidental a annulé l’autorisation environnementale pour le bloc 5/6/7, au large de la côte ouest de l’Afrique du Sud, ce qui constitue un revers pour les projets d’exploration de TotalEnergies dans le pays. Une décision qui a assombri ses perspectives d’exploration, après un précédent abandon, en juillet 2024, du bloc gazier 11B/12B situé au large de la côte sud.
Espoir Olodo, Agence Ecofin
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