• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Ecobank mobilise un Nature Bond inédit pour financer la biodiversité africaine

Olivier de Souza, Agence Ecofin

Publié le 04 juin 2026 à 12:45

Moins de 3 % des flux mondiaux dédiés à la nature sont actuellement dirigés vers l'Afrique, malgré le rôle clé du continent dans les équilibres écologiques planétaires.

Moins de 3 % des flux mondiaux dédiés à la nature sont actuellement dirigés vers l'Afrique, malgré le rôle clé du continent dans les équilibres écologiques planétaires.

DR

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Face à l’écart entre l’importance écologique de l’Afrique et les financements disponibles pour préserver cet atout, les acteurs financiers expérimentent de nouveaux instruments pour orienter durablement les capitaux privés vers la protection des écosystèmes et l’économie réelle.

L’Afrique concentre environ un quart de la biodiversité mondiale, mais reste structurellement sous-financée pour sa protection. Ce déséquilibre alimente depuis plusieurs années une recherche de nouveaux mécanismes capables de relier les marchés financiers et les enjeux écologiques sur le continent. Dans ce contexte, Ecobank Group a levé ce 3 juin, 450 millions USD, soit environ 386,6 millions d’euros, à travers un Nature Bond inédit émis dans le cadre établi par l’Association internationale des marchés de capitaux (ICMA).

L’opération, cotée à la Bourse de Londres, ouvre une nouvelle voie de financement dédiée à la biodiversité, à l’agriculture durable et aux infrastructures hydriques dans 24 marchés africains. Ce montage financier se distingue des obligations vertes classiques. En effet, les fonds du Nature Bond doivent générer des résultats directement liés à la protection et à la restauration de la nature, ainsi qu’à la transformation des activités économiques qui contribuent à sa dégradation.

L’objectif est de corriger une faiblesse structurelle du financement climatique et environnemental en Afrique, où moins de 3% des flux mondiaux dédiés à la nature sont actuellement dirigés, malgré le rôle central du continent dans les équilibres écologiques planétaires.

Une finance tournée vers l’économie réelle de la nature

Le dispositif mis en place par Ecobank cible trois segments clés de l’économie réelle. D’abord, les petits exploitants agricoles engagés dans des pratiques plus durables. Ensuite, les entreprises agro-industrielles capables de monter des chaînes d’approvisionnement traçables et sans déforestation. Enfin, les infrastructures liées à l’eau, essentielles à la préservation des écosystèmes et à la sécurité des populations.

Le choix de cette approche traduit une évolution importante de la finance durable : le financement ne vise plus uniquement des projets de conservation isolés, mais des acteurs économiques dont les décisions quotidiennes influent directement sur l’état des écosystèmes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le programme sera déployé dans 24 pays africains, avec une concentration sur les zones à forte biodiversité comme la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Selon Ecobank, 81 % du portefeuille de prêts éligibles sera dirigé vers des pays où l’expansion agricole constitue le principal facteur de dégradation des habitats naturels. Pour garantir la crédibilité du dispositif, chaque prêt devra respecter sept conditions de durabilité vérifiées de manière indépendante.

Ces exigences incluent notamment des mécanismes de contrôle de la déforestation et des systèmes de traçabilité des chaînes de valeur agricoles.

Une opération largement portée par la demande des investisseurs

Sur le plan financier, l’opération a largement dépassé les attentes initiales. Lancée avec un objectif de 350 millions USD (environ 300,7 millions d’euros), elle a finalement été portée à 450 millions USD après avoir suscité une demande de 1,36 milliard USD (environ 1,168 milliard d’euros), soit 3,9 fois le montant recherché. Cette forte sursouscription a permis d’améliorer les conditions de financement, avec une réduction de 50 points de base du coût final.

L’émission a également obtenu la meilleure notation possible en matière de durabilité, avec un score SQS1 attribué par Moody’s, renforçant sa crédibilité auprès des investisseurs institutionnels internationaux et africains. « Nous ne sommes pas une banque qui se contente d’apposer des labels sur des obligations (…) Nous avons passé quatre ans à construire les systèmes, la gouvernance et les mécanismes de redevabilité nécessaires pour rendre la finance de la nature crédible et scalable en Afrique. Cette obligation concerne avant tout les agriculteurs, les coopératives et les communautés dont les moyens de subsistance dépendent d’écosystèmes sains. », a commenté le Directeur général du groupe Ecobank, Jeremy Awori.

Au-delà de la performance de marché, cette opération survient dans un contexte où les instruments de financement de l'écologie se multiplient, mais restent encore en phase de test à grande échelle. Les États, les banques multilatérales et les institutions financières expérimentent différentes structures pour attirer davantage de capitaux privés vers la biodiversité.

C’est précisément sur sa capacité à produire des résultats mesurables que le Nature Bond d’Ecobank sera évalué. L’enjeu ne réside pas uniquement dans la mobilisation de capitaux, mais aussi dans la capacité à transformer ces financements en impacts vérifiables sur le terrain, au niveau des exploitations agricoles, des chaînes de valeur et des bassins hydriques. Si cette approche s'avère efficace, elle pourrait contribuer à installer un nouveau standard de financement de la biodiversité en Afrique, à la croisée des marchés financiers internationaux et des économies rurales locales.

Olivier de Souza, Agence Ecofin

Sur le même sujet

Pour l’essentiel, près de 70 % de l’enveloppe sera consacré aux filières coton, soja et noix de cajou, considérées comme structurantes pour l’économie béninoise.

Le Bénin obtient un financement de 100 millions d'euros pour renforcer son secteur agricole

L’agriculture pourvoit près de 25% du PIB du Bénin et emploie plus du tiers de la population active. Les autorités du pays veulent accroître l’industrialisation du secteur, en s’appuyant sur plusieurs filières stratégiques.

La Tribune Afrique
Le gazoduc long de près de 6 800 km doit traverser 13 pays de la façade atlantique africaine pour rejoindre le réseau gazier marocain.

Gazoduc Nigeria-Maroc : les pays de la CEDEAO renforcent le cadre politique du projet

L’Afrique de l’Ouest cherche à mieux valoriser ses ressources gazières pour réduire son déficit énergétique et soutenir son industrialisation. Le projet Nigeria - Maroc s’inscrit dans cette ambition, en reliant producteurs, marchés régionaux et débouchés internationaux.

La Tribune Afrique
À l’horizon 2032, la Tanzanie vise une production nationale de graphite dépassant 300 000 tonnes par an.

Minéraux critiques : la Tanzanie veut investir dans la transformation locale et cible l'Europe

Riche en graphite et en nickel, la Tanzanie veut transformer davantage ses minerais avant exportation. L’Europe commence à accompagner cette ambition, mais les financements industriels nécessaires restent encore à finaliser.

La Tribune Afrique
Les infrastructures électriques régionales constituent un levier essentiel pour soutenir le secteur minier en Afrique australe.

Minerais : le Suisse Trafigura se retire d’un projet électrique pour les mines de cuivre et de cobalt

Alors que la RDC et la Zambie veulent accélérer la production de cuivre et de cobalt, la question énergétique devient un enjeu central.

La Tribune Afrique
Près de 750 km de façade atlantique, une zone économique d'environ 198 000 km² et le port de Dakar justifient la place accordée à l'économie bleue dans la Vision Sénégal 2050.

Ports, pêche, formation : pourquoi le Sénégal accélère sur l'économie bleue

Alors que la mer redevient un enjeu stratégique planétaire, le Sénégal engage une transformation profonde de son territoire maritime. Le pays bâtit les fondations d'une nouvelle économie, avec l'ambition d'en faire le pilier de sa croissance future.

La Tribune Afrique
Le Forum économique algéro allemand a scellé une trentaine d’accords couvrant énergie, industrie et transport.

Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

L'Algérie poursuit sa stratégie de diversification des partenariats économiques en misant sur des coopérations à forte composante industrielle. Par le renforcement des relations avec l'Allemagne, le pays entend attirer davantage d’investissements, accélérer les transferts de technologies et soutenir la transformation de l'appareil productif.

La Tribune Afrique
Michael Foundethakis, associé chez Baker McKenzie, président du comité Afrique de la Firme et Karim Boulmelh, partner, Contentieux & Arbitrage chez Baker McKenzie

OPINION - « Face aux crises, l’Afrique doit transformer les chocs en souveraineté »

Les crises géopolitiques actuelles ne frappent pas tous les continents avec la même intensité. L’Afrique en subit souvent les conséquences sans en avoir été à l’origine. Pourtant, elles peuvent aussi accélérer une nécessaire reprise en main : de ses ressources, de ses infrastructures, de ses financements et de ses cadres juridiques.

La Tribune Afrique
L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions d'euros pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique