• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

En Afrique de l’Ouest, l’Europe se joint aux efforts pour débloquer le potentiel de l’économie bleue

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

Publié le 10 novembre 2025 à 09:56

Dans certains pays comme le Togo et le Bénin, le recul du littoral atteint jusqu’à 2 mètres par an.

Dans certains pays comme le Togo et le Bénin, le recul du littoral atteint jusqu’à 2 mètres par an.

Photo DR

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Coupe du monde de football : pourquoi la France est désormais hors-jeu pour l'organiser

  • 2

    Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français

  • 3

    Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée

  • 4

    Aéronautique, spatial, défense : souveraineté, la fin des illusions

  • 5

    Autoroute A69 : Le Conseil d'État examine le dossier, le rapporteur public défavorable aux opposants

  • 6

    La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L’Union Européenne a officiellemment lancé un programme à 59 millions d'euros pour appuyer la gestion durable des ressources marines en Afrique de l’Ouest. Face à leur surexploitation et à l’érosion côtière, l’initiative entend convertir le vaste potentiel maritime de la région en moteur de croissance durable.

À l’occasion de la Cabo Verde Ocean Week tenue cette semaine à Mindelo (Cap-Vert), l’Union européenne et ses partenaires ont procédé au lancement officiel du West Africa Sustainable Ocean Programme (WASOP). Ce programme doté d’un financement de 59 millions d’euros vise à accompagner la gestion durable des ressources océaniques dans 13 pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Il s’inscrit dans un contexte où les pays africains s’efforcent de mettre en place des cadres réglementaires et des projets pour saisir des opportunités évaluées par le Dr Matthias Naab, Directeur du Centre de service régional Afrique du PNUD, à 405 milliards USD (environ 350 milliards d'euros) et 57 millions d’emplois sur le continent d’ici 2030.

Débuté en 2024 pour une durée de cinq ans, le WASOP couvre le Cap-Vert, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, le Togo et le Nigeria. Selon l’UE, il doit soutenir la mise en place d’une « gestion intégrée et durable des ressources marines et côtières en Afrique de l’Ouest, tout en promouvant une croissance économique inclusive et compétitive ». La stratégie mise en œuvre repose sur 3 piliers, à savoir le renforcement de la gouvernance des océans, le développement d’une économie bleue durable et inclusive, et une meilleure préservation des écosystèmes marins et côtiers.

Le soutien à l’économie bleue occupe une place centrale dans le programme. Mis en œuvre par Expertise France, ce pilier s’appuie notamment sur une facilité d’assistance technique au profit des institutions publiques et privées de la région, ainsi que sur le financement d’actions pilotes dans l’économie bleue durable. Un appel à propositions de projets à hauteur de 10 millions d’euros est aussi prévu pour des initiatives locales ayant un fort potentiel de réplication, et susceptibles de mobiliser des financements complémentaires, notamment du secteur privé.

Un potentiel à concrétiser

Le programme de l’Union européenne survient à un moment où l’économie bleue apparaît de plus en plus comme un levier de croissance pour l’Afrique. Le continent dispose de 47 000 km de côtes, de vastes zones économiques exclusives et d’importantes ressources halieutiques, énergétiques et touristiques. Selon l'Union africaine, l'économie bleue générait déjà près de 300 milliards USD (260 milliards €) pour le continent en 2019, avec à la clé environ 50 000 emplois créés. Dans l'espace CEDEAO, 55 % du PIB provient actuellement d’activités liées à l’océan.

Ce potentiel reste toutefois fragilisé par des défis communs à l’ensemble de la façade ouest-africaine, en l’occurrence la pollution marine, l’érosion côtière, la montée des eaux et la perte d’habitats critiques tels que les mangroves. Dans certains pays comme le Togo et le Bénin, le recul du littoral atteint jusqu’à 2 mètres par an, explique Elly Baroudy, responsable à la Banque mondiale du pôle environnement, ressources naturelles et économie bleue pour l’Afrique de l’Ouest. Environ 40% des stocks de poissons sont déjà surexploités ou épuisés, tandis que l’érosion côtière coûte jusqu’à 3,8 milliards de dollars (environ 3,3 milliards d'euros) par an à la sous-région.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des initiatives complémentaires

Face à l’ampleur de ces défis, le WASOP n’est pas une initiative isolée. D’autres programmes régionaux soutiennent déjà les États dans la gestion de leurs zones côtières et marines. Le Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) par exemple, appuie la lutte contre l’érosion, les inondations et la pollution dans 9 pays. Financé par la Banque mondiale, il a déjà permis d’observer des résultats concrets au Togo et au Bénin, notamment grâce à la restauration de mangroves et à la stabilisation de segments de littoral.

Sur le plan financier, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) ont annoncé leur intention d’intensifier leurs engagements dans l’économie bleue. Les deux institutions ont signé des protocoles d’accord lors de la Cabo Verde Ocean Week, pour renforcer leur action dans la région.

La rencontre a aussi marqué le lancement du groupe régional Afrique de la FiCS Ocean Coalition, un mécanisme destiné à faciliter la mobilisation de financements pour l’économie bleue. Selon Ourèye Sakho Eklo, directrice générale adjointe de la BOAD, ce groupe vise à « mobiliser près de 12 milliards de dollars d’investissements pour une économie bleue durable dans la région ».

Amplifier les efforts

Malgré ces avancées, plusieurs analystes soulignent que les initiatives en cours restent limitées par rapport à l’ampleur des enjeux. L’Afrique de l’Ouest fait encore face à des défis structurels majeurs en matière de gouvernance maritime, de financement, d'intégration des chaînes de valeur et de résilience climatique. Sur le plan de la gouvernance, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée continue de représenter un manque à gagner de près de 1,9 milliard d’euros chaque année pour sept pays de la sous-région, regroupés au sein de la Commission sous-régionale des pêches.

Côté financement, la faiblesse des investissements privés reste un frein majeur. Si la Banque mondiale estime qu’il faut davantage de subventions pour développer les diagnostics, elle souligne qu’il est tout aussi important de disposer d'un solide portefeuille de projets bancables prêts à être mis en œuvre.

« Le processus d'accès au financement du développement peut être complexe. Pour aider les pays à s'y retrouver, il est important de réunir les gouvernements, les partenaires techniques et les bailleurs de fonds, afin qu'ils puissent établir une relation de confiance et élaborer ensemble une feuille de route claire pour atteindre les objectifs de développement durable en renforçant leurs économies bleues », indique l’institution dans son rapport « Blue Economy For Resilient Africa Program » paru en mars 2025.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

Sur le même sujet

  • 1

    Le Rwanda cherche le chaînon manquant de son autosuffisance sucrière

  • 2

    OPINION - L’Afrique n’a pas besoin d’être sauvée, elle a besoin de justice financière

  • 3

    Aéronautique : le Nigeria mise plus de 430 millions d'euros pour la mue de l’aéroport Murtala Muhammed

  • 4

    Ormuz : la flambée des engrais menace l'Afrique d'une nouvelle vague d'inflation alimentaire