Egypte : un consortium mené par l’allemand Deutsche Bahn exploitera le futur réseau de TGV
Espoir Olodo, Agence Ecofin

Le Velaro Egypt présenté par le constructeur Siemens Mobility au salon InnoTrans de Berlin.
DR
Espoir Olodo, Agence Ecofin

Le Velaro Egypt présenté par le constructeur Siemens Mobility au salon InnoTrans de Berlin.
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En Égypte, l’Autorité nationale des tunnels (NAT) a signé un accord avec le consortium formé par Deutsche Bahn (DB), principal opérateur ferroviaire allemand, et l’entreprise locale Elsewedy Electric pour la gestion et l’exploitation du futur réseau de train électrique à grande vitesse.
Selon le site d’information Ahram Info, citant un communiqué du Conseil des ministres publié le 13 novembre, ce contrat de 15 ans repose sur un modèle de partage de revenus et prévoit l’intégration d’au moins 95 % de personnel égyptien, afin de garantir un transfert complet des compétences.
Le ministre de l’Industrie et des Transports, Kamel El-Wazir, a qualifié ce partenariat avec la Deutsche Bahn d’étape clé dans un plan global, visant à tirer parti de l’expertise des leaders mondiaux du secteur ferroviaire tout en consolidant les compétences locales.
« L’accord inclut également la formation et la qualification des ingénieurs et techniciens égyptiens, pour qu’ils puissent, à terme, assurer eux-mêmes la gestion et l’exploitation du réseau. De plus, chaque année, des conducteurs de train égyptiens seront formés en Allemagne à la conduite des trains électriques à grande vitesse », précise le média.
Cette attribution intervient quelques jours après le lancement des essais techniques sur la première ligne du projet, qui reliera 660 km entre les villes portuaires d’Ain Sokhna sur la mer Rouge et Marsa Matrouh ainsi qu’Alexandrie sur la Méditerranée. Au total, avec 2 000 km de voies ferrées, ce réseau devrait devenir le 6ᵉ plus grand réseau ferroviaire à grande vitesse au monde.
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Il permettra de relier 60 villes, du nord au sud de l’Égypte, avec une vitesse de pointe de 230 km/h. Entièrement électrique, le réseau est développé par Siemens Mobility, en partenariat avec Orascom Construction et The Arab Contractors.
Les entreprises prévoient d’utiliser à terme trois types de matériel roulant : des trains à grande vitesse Velaro pour les longues distances, des trains régionaux Desiro pour les trajets moyens et courts, ainsi que des locomotives Vectron destinées au fret.
Cette infrastructure fera de l’Égypte le deuxième pays africain à disposer de lignes de train à grande vitesse, aux côtés du Maroc, où Tanger et Casablanca sont reliées depuis 2018 par le réseau de train Al Boraq, dont le coût global de construction est de 24 milliards de dirhams (2,2 milliards €). Ce réseau a transporté 5,5 millions de voyageurs en 2024, d’après les données du « Rapport ESG » de l’Office national des chemins de fer du Maroc (ONCF).
Le projet de TGV s’inscrit dans les ambitions du gouvernement égyptien, qui souhaite renforcer la connectivité territoriale et moderniser durablement les infrastructures de transport. Dans un pays supplanté par le Maroc comme première destination touristique africaine en 2024, il devrait renforcer l’attractivité touristique en facilitant la mobilité entre les différents sites.
Le réseau reliera notamment Le Caire à Abou Simbel, près de la frontière soudanaise, et Louxor à Hurghada, la première destination touristique de la mer Rouge. Il s’articule également avec la modernisation et l’extension des aéroports, dans un contexte où, d’après la Banque mondiale, 80 % des touristes arrivent en Égypte par avion.
Selon des perspectives annoncées par le ministère du Tourisme et des Antiquités en mars dernier, l’objectif est de doubler l’afflux de touristes d’ici 2028 avec 30 millions de visiteurs.
Espoir Olodo, Agence Ecofin
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