Le sud-africain Patrice Motsepe annonce 1 milliard d’euros mobilisables pour des projets dans le cuivre
Idriss Linge, Agence Ecofin

Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain à la tête du groupe African Rainbow Minerals.
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Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain à la tête du groupe African Rainbow Minerals.
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Lors d’un sommet organisé à Johannesburg ce 18 novembre, Patrice Motsepe, l’homme d’affaires sud-africain, a indiqué qu’African Rainbow Minerals (ARM) société basée à Johannesbourg dont il est le principal dirigeant, disposait d’environ 13 milliards de rands de liquidités et de 7 milliards de rands de facilités bancaires, soit près d’un milliard d’euros mobilisables, ajoutant qu’une partie de cette enveloppe pourrait être affectée à de nouveaux investissements internationaux, notamment en Australie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Le milliardaire sud-africain a lié ces ressources à un projet de cuivre d’envergure développé avec Newmont. Selon lui, l’initiative pourrait représenter, à terme, un investissement total compris entre quatre et cinq milliards de dollars. Il a indiqué que le cuivre constituait un axe stratégique à long terme, en raison de son rôle dans les chaînes industrielles liées à la transition énergétique.
Bien que Motsepe n’ait pas explicitement cité le gisement, les éléments évoqués correspondent au projet Wafi-Golpu, détenu à parts égales par Newmont et Harmony Gold. Les études de faisabilité les plus récentes évaluent le coût de développement entre 4 et 5 milliards de dollars pour une production annuelle d’environ 160 000 tonnes de cuivre et 266 000 onces d’or sur près de trois décennies.
Le projet, situé dans la province de Morobe, attend encore l’accord pour une licence « Special Mining Lease ». Un accord-cadre avec le gouvernement papou a toutefois été signé en 2023, et les discussions se poursuivent pour finaliser les conditions d’exploitation. Les autorités de Port Moresby cherchent à attirer les investissements étrangers afin d’accélérer la mise en production de gisements présentés comme d’importance stratégique pour ce pays.
ARM n’est pas directement actionnaire de la joint-venture mais détient environ 11 % d’Harmony Gold, un poids historique dans sa structure capitalistique. Patrice Motsepe préside le conseil d’administration d’Harmony, ce qui place ARM en position de soutien potentiel si une levée de fonds était nécessaire pour financer la moitié du projet, évaluée entre 2 et 2,5 milliards de dollars pour la part d’Harmony.
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Ce mouvement vers l’Océanie s’inscrit dans l’évolution progressive du portefeuille d’ARM. Le groupe avait cédé Lubambe en 2017, alors que le marché du cuivre était à bas niveau. Depuis, les cours ont enregistré une hausse significative. ARM a renforcé ses positions dans ce segment, notamment en investissant davantage dans la société canadienne Surge Copper en 2024.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée continue d’attirer les grands groupes miniers malgré un cadre réglementaire parfois incertain. Pour Newmont, Wafi-Golpu constitue un élément important de sa stratégie en cuivre après l’intégration de Newcrest.
Avec près d’un milliard d’euros de ressources immédiatement disponibles, ARM est en mesure de participer au financement des prochaines étapes du projet si les permis sont délivrés. Cette perspective pourrait renforcer le rôle du groupe sud-africain dans la filière mondiale du cuivre tout en consolidant, à long terme, des sources de rentabilité pour ses actionnaires, dans une logique de demande croissante de matières premières liées à la transition écologique dans différents pays développés et émergents, y compris en Afrique.
Idriss Linge, Agence Ecofin
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