signature d’un protocole d’accord entre le Port autonome de Kribi, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et le Consortium Parlym/Negri, pour la construction du futur Terminal hydrocarbures de Kribi.
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Le Cameroun a confié au consortium français Parlym-Negri la construction d’un quai en eau profonde pour le futur terminal hydrocarbures du port de Kribi. Cette infrastructure stratégique est destinée à sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays et à renforcer le rôle de Kribi sur la façade maritime d’Afrique centrale.
Le développement du port en eau profonde de Kribi, au sud du Cameroun, franchit une nouvelle étape avec la sélection du consortium français Parlym-Negri pour la construction d’un quai pétrolier stratégique. Cette infrastructure, destinée à la Société camerounaise de dépôts pétroliers (SCDP), s’inscrit dans un projet plus vaste visant à renforcer la sécurité énergétique du pays et à repositionner Kribi comme un hub logistique majeur en Afrique centrale.
Le protocole d’accord a été signé le jeudi 18 décembre 2025 à Kribi entre le Port autonome de Kribi, la SCDP et le consortium formé par Parlym et Negri. Pour les autorités camerounaises, ce choix marque une volonté claire de s’appuyer sur des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans les secteurs de l’ingénierie énergétique et des infrastructures portuaires, mais aussi d’une connaissance approfondie du contexte local.
Le Port de Douala saturé
Établissement public chargé du stockage des produits pétroliers au Cameroun, la SCDP est confrontée à des contraintes logistiques croissantes. L’essentiel des importations de carburants transite encore par le Port de Douala, une infrastructure ancienne, saturée et soumise à des limitations techniques liées à son accès fluvial. À l’inverse, le port de Kribi, conçu dès l’origine comme un port en eau profonde, offre des conditions nautiques permettant l’accueil de navires pétroliers de grande capacité, en ligne avec les standards actuels du transport maritime.
Le futur quai en eau profonde doit ainsi permettre de fluidifier l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, de réduire les délais de livraison et d’abaisser les coûts logistiques. Dans un environnement international marqué par la volatilité des prix de l’énergie et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, le renforcement des capacités nationales de stockage apparaît également comme un enjeu macroéconomique. La SCDP met en avant la nécessité de disposer de stocks stratégiques suffisants pour mieux absorber les chocs exogènes et les fluctuations des marchés internationaux.
Créer de nouvelles capacités de stockage
Le projet ne se limite pas à la construction du quai. Il s’inscrit dans un programme plus large de terminal hydrocarbures à Kribi, qui prévoit la création de capacités de stockage de 230 000 mètres cubes pour les produits pétroliers liquides et de 40 000 tonnes métriques pour le gaz de pétrole liquéfié destiné à la consommation domestique. À terme, ces installations doivent permettre à la SCDP de doubler ses capacités actuelles de stockage pour les carburants et de multiplier par dix celles dédiées au gaz, aujourd’hui particulièrement limitées.
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Le consortium Parlym-Negri a été retenu non seulement pour la réalisation du quai et des installations techniques associées, mais aussi pour conduire les études d’ingénierie nécessaires à l’évaluation du coût global du terminal et à la structuration de son financement. Les deux groupes français interviendront ainsi en amont du projet, tant sur le plan technique que financier, chargés d’identifier des partenaires pour accompagner sa mise en œuvre.
Parlym et Negri disposent déjà d’un ancrage solide au Cameroun. Parlym est spécialisé dans l’ingénierie pour les secteurs du pétrole, du gaz, du nucléaire et des énergies renouvelables, et collabore depuis plusieurs années avec la SCDP sur des projets d’infrastructures énergétiques. Negri, pour sa part, est un acteur reconnu des équipements portuaires et conduit actuellement des travaux d’extension au Port de Douala. Cette présence de longue date et cette capacité à opérer dans un environnement portuaire et industriel complexe ont pesé dans l’attribution du projet de Kribi, appelé à devenir un maillon central de la stratégie énergétique camerounaise.