• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Chaînes de valeur industrielles : la solution du PDG de Neo Motors, pour une industrie inclusive en Afrique

Photo de Idriss Linge

Idriss Linge, Agence Ecofin

Publié le 02 décembre 2025 à 15:20

Nassim Belkhayat, cofondateur de Neo Motors.

Nassim Belkhayat, cofondateur de Neo Motors.

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Poutine attendu sur l'économie en berne à Saint-Pétersbourg
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Lors des échanges dans le cadre de l’Africa Investment Forum 2025 à Rabat au Maroc, Nassim Belkhayat, cofondateur de l’entreprise marocaine Neo Motors, a appelé à créer des fonds dédiés aux chaînes de valeur industrielles pour lever les barrières financières qui freinent les PME africaines et pour ouvrir la voie à une industrialisation inclusive en Afrique.

Nassim Belkhayat, cofondateur de Neo Motors avec Mohamed Mehdi Bensaïd, aujourd’hui ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication au Maroc, a lancé, lors de l’Africa Investment Forum 2025, un plaidoyer en faveur de la création de fonds dédiés aux chaînes de valeur industrielles en Afrique. Selon lui, l’industrialisation du continent ne pourra progresser de manière inclusive que si des mécanismes financiers ciblés soutiennent les acteurs émergents, en particulier les PME industrielles et les entreprises intervenant aux maillons intermédiaires de la production.

Le patron de l'entreprise marocaine a rappelé que ces entreprises, essentielles au fonctionnement de toute chaîne industrielle, souffrent d’un déficit de liquidités opérationnelles, d’exigences de certification coûteuses et de délais de paiement qui freinent leur montée en puissance. Il estime que des instruments dédiés, combinant plusieurs mécanismes de financement, constitueraient un levier déterminant pour fluidifier l’ensemble de la production et démocratiser l’accès à l’industrie pour des promoteurs africains.

Neo Motors, exemple de défis structurels à résoudre

Ce plaidoyer s’enracine dans l’expérience de sa propre entreprise, Neo Motors, première marque automobile à capitaux nationaux au Maroc. Lancé en 2018 à partir d’une réflexion menée en 2017, le projet s’est développé au sein d’un écosystème automobile marocain structuré, avec la présence de grands groupes internationaux et de plus de 250 entreprises de composants. Aujourd’hui, ses promoteurs revendiquent de détenir toutes les certifications de conformité de production. Et pourtant, malgré ce cadre favorable, Belkhayat a évoqué les défis auxquels se heurtent les nouveaux entrants dans le secteur automobile.

Les fournisseurs dominants imposent des seuils de volume élevés, des certifications coûteuses et des conditions alignées sur les normes des multinationales.

Neo Motors a dû contourner ces contraintes en développant son propre châssis, conçu localement, et en s’appuyant sur un réseau de 43 fournisseurs marocains, ce qui lui a permis d’atteindre un taux d’intégration locale estimé à plus ou moins 65% selon les cas, avec un objectif de 75% pour l’électrique vers 2030.

À son lancement, l’entreprise avait annoncé un investissement initial de 156 millions de dirhams soit 15,6 millions d’euros pour son usine d’Aïn El Aouda, situé dans la région de la capitale marocaine, Rabat. En mai 2023, le projet a été distingué par le Wissam Al Kafaa Al Fikria, décerné par le roi Mohammed VI, pour sa contribution à l’innovation nationale. Elle a officiellement livré ses premiers véhicules en décembre 2023.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Neo Motors prépare également la montée en cadence du modèle électrique Dial-E. Annoncé le 4 novembre dernier lors de la 3e Journée Nationale de l'Industrie, le modèle a été homologué en Europe en 2025 et vise une première commercialisation en 2026. Dans le même contexte, on apprend que Dislog Group, Buildings & Logistic Services et La Voie Express, trois filiales de H&S Invest Holding, ont passé des commandes cumulées de 50 véhicules de ce modèle, pour électrifier leurs flottes. Une initiative qui contribue à ancrer l’objectif de parvenir à une production-vente de plusieurs milliers de véhicules à partir de 2026

Des solutions existantes rendent plausible l’idée du fonds proposée

La réflexion de Nassim Belkhayat s’inscrit directement dans le thème central de la session consacrée aux PME, qui représentent près de 80% du tissu économique africain et jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois, l’innovation et la production locale de valeur. Malgré cette importance, elles demeurent largement exclues des circuits financiers formels et des grands dialogues d’investissement.

L’accès au crédit reste limité, les exigences de garanties sont élevées, les systèmes de soutien public sont fragmentés et les faiblesses de gouvernance freinent l’investissement privé. À cela s’ajoutent une faible transparence financière et un manque de mécanismes efficaces de partage des risques, deux facteurs qui dissuadent les investisseurs internationaux de s’engager sur des segments perçus comme risqués.

Face à ces défis, plusieurs solutions alternatives ont été discutées au forum. Parmi elles, la titrisation, présentée par Adji Sokhna M’Baye, directrice générale de BOAD Titrisation, a été mise en avant comme un moyen de libérer le potentiel des ressources bancaires en transformant des portefeuilles de créances en instruments investissables.

Ce mécanisme permettrait de rediriger des liquidités vers le financement des PME, tout en améliorant la gestion du risque au sein du secteur bancaire. D’autres solutions ont été proposées par la Qatar Development Bank et l’agence qatarie de crédit export, qui offrent des lignes de financement structurées pour les PME, intégrant des volets de préparation, de déploiement et d’exécution afin d’accompagner les entreprises tout au long de leur cycle de financement.

La faisabilité d’un fonds dédié aux chaînes de valeur industrielles a également été abordée par l’Africa Finance Corporation. Son président, Samaila Zubairu, a rappelé des informations connues, qui indiquent que la mise en place d’un tel instrument n’était pas hors de portée.

Un rapport publié par son organisation en juillet dernier, rappelle l’existence de près de 4000 milliards de dollars de capitaux dormants à l’échelle africaine. Selon lui, ces ressources ne demandent qu’à être mobilisées à condition que des mécanismes de confiance, de transparence et de gouvernance appropriés soient instaurés pour orienter ces moyens vers les différents secteurs des économies africaines.

Les propos de Nassim Belkhayat, étayés par son expérience au Maroc, illustrent ainsi une conviction partagée par de nombreux participants : l’Afrique ne manque ni de talents ni de projets, mais d’outils financiers adaptés à la réalité des PME industrielles. Pour que l’industrialisation soit inclusive, il ne suffit pas d’attirer les grands projets ; il faut aussi soutenir les maillons intermédiaires, là où se créent les emplois, les compétences et la valeur ajoutée.

Dans cette perspective, le modèle marocain, avec ses zones industrielles intégrées, sa main-d’œuvre qualifiée et ses infrastructures logistiques, constitue une base solide, susceptible d’inspirer une stratégie continentale de co-industrialisation, capable de rendre l’économie africaine plus résiliente, plus accessible aux acteurs locaux et, par conséquent, plus autonome.

Idriss Linge, Agence Ecofin

Sur le même sujet

  • 1

    Ghana : un projet maritime de 118 millions d’euros sécurise son financement avec l’entrée de l'anglais PIDG

  • 2

    Pétrole : le Nigeria veut transformer son rebond productif en nouvelle vague d’investissements offshore

  • 3

    Ecobank mobilise un Nature Bond inédit pour financer la biodiversité africaine

  • 4

    Pétrole : avec le raffinage de son propre brut, le Ghana relance un pari déjà ancien