Dette privée : pourquoi l’Europe est mieux protégée que les États-Unis face à la crise
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Le champion de la dette privée Blue Owl a perdu la moitié de sa valeur en Bourse en trois mois.
Reuters
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Le champion de la dette privée Blue Owl a perdu la moitié de sa valeur en Bourse en trois mois.
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L’industrie financière européenne sait parler d’une seule voix lorsqu’il s’agit de critiquer la réglementation européenne sur la finance, jugée trop conservatrice, trop contraignante et trop averse au risque.
Il est en revanche beaucoup plus rare de la voir célébrer ce cadre, comme elle l’a fait ces dernières semaines, en soulignant que, grâce à lui, l’épargnant européen serait aujourd’hui mieux protégé que son alter ego américain en cas de crise financière. Ce revirement intervient alors que la dette privée – cette classe d’actifs du private equity qui finance les CGPME et ETI européennes loin du regard des marchés cotés, souvent avec des effets de levier – suscite de plus en plus de défiance des investisseurs outre-Atlantique.
Les États-Unis traversent en effet une crise de confiance dans cette industrie pesant plus de 2 000 milliards de dollars. Depuis des semaines, une foule de clients particuliers pris de panique retirent leurs billes, et des entreprises perçues comme saines commencent à vaciller. Faut-il craindre la même chose en Europe ?
« Il faut se méfier de ce type de discours alarmiste », met en garde Antoine Maspétiol, d’Eiffel Investment Group et coprésident de la commission dette privée de France Invest, l’association qui réunit les fonds d’investissement français. « Le cadre réglementaire européen est solide », abonde Édouard Veber, de Rothschild & Co, l’autre coprésident. Selon lui, « les fonds destinés aux particuliers sont protégés par une réglementation plus conservatrice [qu’aux États-Unis, NDLR], qui impose aux fonds de disposer d’un matelas de liquidité pour rembourser les investisseurs retail ».
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