LVMH profite des premiers effets du rebond de la demande chinoise

« Des signaux encourageants apparaissent dans la consommation chinoise »
BT/ - REUTERS - Benoit Tessier

« Des signaux encourageants apparaissent dans la consommation chinoise »
BT/ - REUTERS - Benoit Tessier
Le groupe de luxe français LVMH a annoncé lundi avoir généré 19,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires au deuxième trimestre. Le groupe détenteur de plus de 70 marques, dont Louis Vuitton, Dior ou les champagnes Moët et Chandon, affiche donc une croissance organique de 3 % par rapport à la même période en 2025. Celle-ci s'avère même légèrement supérieure aux attentes des analystes, qui anticipaient une augmentation de 2,5 % d'après un consensus compilé par Visible Alpha.
« La croissance accélère au deuxième trimestre », a estimé le géant du luxe, notant toutefois que cette hausse organique des ventes aurait été de 4% « hors impact du conflit au Moyen-Orient ». « L'accélération de la croissance au deuxième trimestre provient notamment du grand succès des premières créations de Jonathan Anderson pour Christian Dior, et des performances remarquables des nouvelles boutiques d'exception de Louis Vuitton à Pékin et Séoul, et des lignes iconiques de Tiffany et Bvlgari », a affirmé le PDG du groupe Bernard Arnault.
Sur le premier semestre, le bénéfice net de l'entreprise a atteint 5,7 milliards d'euros - comme l'an dernier. Mais son résultat opérationnel courant demeure toutefois en baisse de 4 % en publié (à 38,6 milliards d'euros). Ceci, à cause de l'important rebond du dollar. « On a subi 700 millions d'euros d'effets de change », a détaillé le groupe, tout en affirmant que « ce qui est important » était le taux de marge, que le groupe a maintenu à 22,5 %.
LVMH affiche donc un moins bon premier semestre 2026 que celui de l'année dernière... pourtant historiquement mauvais. Entre janvier et juin 2025, LVMH avait alors publié un chiffre d'affaires de 39,8 milliards d'euros, en repli de 4 %.
Le résultat opérationnel courant avait chuté de 15 %, à 9 milliards d'euros, pour une marge de 22,6 %. Le résultat net part du groupe s'était effondré de 22 %, à 5,7 milliards d'euros.
Si le deuxième trimestre semble acter le tournant de la reprise, c'est avant tout grâce aux États-Unis où le géant du luxe accélère et réalise un bon semestre avec 4 % de hausse de revenus. Mais LVMH note aussi et surtout la forte reprise de l'Asie (hors Japon) avec une hausse de son chiffre d'affaires de 6 %, confirmant l'amélioration des tendances amorcée au second semestre 2025.
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« Des signaux encourageants apparaissent dans la consommation chinoise pour la première fois depuis plusieurs années », avait déclaré en juin Daniel Zipser, associé senior du cabinet de conseil McKinsey & Co. à Shenzhen.
« La solide performance du marché boursier pourrait créer un effet de richesse, offrir un potentiel de hausse » des achats de produits de luxe dans le pays avait de son côté affirmé Fu Zhifeng, directeur des investissements chez Shanghai Chengzhou Investment Management. L'indice ChiNext — surnommé le Nasdaq chinois — affiche une hausse d'environ 26 % cette année.
Si les choses vont mieux, difficile toutefois de parler de la fin de la crise du luxe. « Il faudra du temps pour que la consommation se rétablisse complètement », nuance cependant Jeff Zhang, analyste chez Morningstar Inc. Reste dorénavant à voir comment s'est tenu le deuxième trimestre pour Kering et Hermès qui publieront leurs résultats respectivement le 28 et le 29 juillet.
À la Bourse de Paris ce lundi, le titre a clôturé en hausse de 1,1%, à 466,8 euros l'action.
(Avec Agences)