Banques : le fonds de garantie des dépôts atteint les 7,74 milliards d’euros
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Le mécanisme du FGDR repose sur une garantie individuelle allant jusqu'à 100 000 euros par déposant et par établissement.
LF/AA - REUTERS - Leonhard Foeger
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Le mécanisme du FGDR repose sur une garantie individuelle allant jusqu'à 100 000 euros par déposant et par établissement.
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Avec 7,745 milliards d’euros en réserve fin 2025, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) dispose d’une capacité d’intervention qui permettrait, en théorie, de couvrir par exemple environ 100 000 comptes bancaires non rémunérés au niveau moyen observé en France. Un ordre de grandeur qui illustre à la fois la solidité du dispositif, et ses limites structurelles.
Selon la Banque de France, l’encours moyen d’un compte courant s’élève à 7 701 euros. Rapporté aux réserves du FGDR, ce montant suggère qu’en cas de défaillance bancaire, le fonds pourrait indemniser intégralement et théoriquement un peu plus de 100 000 déposants moyens pour les comptes non rémunérés. Un chiffre à mettre en perspective avec les quelques 85 millions comptes à vue détenus dans l’Hexagone.
Dans le détail, le FGDR indique disposer de 7,745 milliards d’euros en réserve fin 2025, contre 7,732 milliards un an plus tôt, selon son rapport annuel publié mardi. « Nous consolidons ces réserves financières », s’est félicité le président du directoire du FGDR Anthony Requin.
Le mécanisme repose sur une garantie individuelle allant jusqu’à 100 000 euros par déposant et par établissement. Au-delà des comptes courants, sont couverts également les comptes à terme, livrets jeunes, comptes épargne logement, plans d’épargne logement, ainsi que les comptes espèces liés à un compte-titres ou à un plan d’épargne en actions (PEA).
Mais cette protection reste largement théorique à l’échelle du système bancaire. Le FGDR ne détient en effet qu’environ 0,5 % des encours couverts, évalués à près de 1 500 milliards d’euros. Une proportion assumée par l’institution, qui rappelle que ses ressources « sont proportionnées au risque réel d’intervention ».
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Ce faible ratio s’explique en partie par la forte concentration du secteur bancaire français, dominé par six grands groupes — BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel et La Banque Postale — dont la solidité financière est étroitement surveillée.
Surtout, le FGDR ne constitue qu’un maillon d’un dispositif de sécurité plus large. En amont, les établissements sont soumis à un contrôle prudentiel strict et à des exigences élevées en matière de fonds propres. En cas de crise, un mécanisme de résolution bancaire peut être activé, complété par un fonds européen de près de 80 milliards d’euros. Au sein même des banques, « des réserves qui sont là pour absorber des chocs », souligne Anthony Requin.
Créé en 1999, le FGDR compte aujourd’hui 1 134 établissements adhérents, couvrant non seulement les dépôts mais aussi certains titres et cautions. L’augmentation de ses ressources en 2025 provient notamment de nouvelles contributions liées à la garantie des services de gestion, ainsi que du produit d’amendes infligées par l’Autorité des marchés financiers.
(avec AFP)
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