En pleine OPA de Commerzbank, la BCE dit oui à la concentration du secteur
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Selon Philip Lane, " au final, nous aurons un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe ".
AG/ - REUTERS - REUTERS/Anna Gordon - Anna Gordon
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Selon Philip Lane, " au final, nous aurons un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe ".
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La création de grosses banques européennes est souhaitable pour la soutenabilité du système bancaire, a estimé vendredi Philip Lane, membre du directoire et chef économiste de la BCE. « Avoir un système bancaire trop localisé et, par ricochet, trop imbriqué avec son marché national n'est pas une bonne recette », a-t-il dit lors d'une conférence organisée par Natixis CIB à Paris.
« Je pense, d'un point de vue macroéconomique, qu'il est très important d'avoir le partage des risques que procure la banque transfrontalière. Cela peut passer par la détention de capitaux propres, par le financement, par une technologie commune », assure-t-il.
Le chef économiste de la BCE s'exprimait alors que la deuxième banque italienne UniCredit compte racheter l'allemande Commerzbank – son OPA hostile lancée début mai se terminait mardi soir –, avec en ligne de mire à plus long terme l'idée de fusionner Commerzbank et l'allemande HypoVereinsbank, détenue par UniCredit.
À défaut d'arriver à mener des opérations de concentration, les banques peuvent trouver d'autres moyens pour réduire les coûts et les risques, estime Philip Lane.
Dans le monde bancaire, « les coûts fixes ont augmenté », et « mettre en place un système de cybersécurité sûr est coûteux », souligne-t-il. Mais ces coûts peuvent être atténués dans la mesure où les petites banques utilisent de « très bons prestataires de services qui le font pour de nombreuses banques ». Selon Philip Lane, « au final, nous aurons un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe ».
Quant à l'arrivée d'acteurs bancaires purement numériques sur le marché, qui chamboule le modèle bancaire traditionnel, le représentant de la BCE « ne pense pas que cela change les fondamentaux ». Fondamentalement, « il y a clairement un rôle pour les banques purement en ligne, avec un modèle économique différent, et nous apprécions la multiplicité des modèles économiques ».
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Bien sûr, les banques historiques doivent « réagir », reconnait Philip Lane, et elles le font en les copiant, en proposant des produits concurrents. Mais « nous devons laisser les gains technologiques se déployer, nous devons les apprécier », estime-t-il.
Il a souligné que, « quel que soit le type d'organisation (fintech ou autre), si elle fournit des services financiers, elle doit, comme tout le monde, se conformer à la réglementation applicable aux prestataires de services financiers. À la fois en termes de liquidité, de solvabilité, mais aussi de service à la clientèle et tout ce qui va avec ».
(Avec AFP)
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